Iran: Un vice-ministre tué à l'intérieur de son véhicule
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IranUn vice-ministre tué à l'intérieur de son véhicule

Le vice-ministre iranien de l'Industrie, Safdar Rahmat Abadi, a été tué dimanche soir à Téhéran par des inconnus, ont rapporté des médias iraniens.

Il a été mortellement touché à la tête et à la poitrine alors qu'il conduisait sa voiture dans l'est de la capitale, selon l'agence officielle Irna.

Safdar Rahmat Abadi a été touché à la tête et à la poitrine alors qu'il montait dans sa voiture, dans l'est de la capitale, précise-t-elle. L'agression s'est déroulée aux alentours de 19h50 (17h20 en Suisse), selon des témoins.

«Les investigations montrent que deux coups de feu ont été tirés de l'intérieur du véhicule», a déclaré un policier cité par Irna. «Le fait que deux douilles aient été retrouvées dans la voiture laisse fortement supposer que l'agresseur se trouvait dans la voiture et qu'il parlait avec M. Abadi. Il n'y avait aucun signe de lutte sur les lieux du meurtre», a-t-il ajouté.

Aucune arrestation

La police n'a procédé à aucune arrestation, indique pour sa part l'agence Isna, selon laquelle un inspecteur spécial et un procureur ont été dépêchés sur place.

Des militaires et des membres d'administrations locales ont été attaqués récemment, mais aucun haut fonctionnaire n'avait été tué depuis plusieurs années en Iran.

Cette semaine, un groupe sunnite baloutche a revendiqué le meurtre d'un procureur dans le sud-est de l'Iran en représailles à la pendaison, le 26 octobre, de 16 détenus à la suite d'une attaque qui a coûté la vie à 14 gardes-frontières.

Cinq scientifiques iraniens impliqués dans le programme nucléaire national ont par ailleurs été tués depuis 2007. Téhéran a imputé leur mort à Israël et à ses alliés occidentaux, qui soupçonnent la République islamique de chercher à se doter de l'arme atomique.

Aucun commentaire

Le dernier meurtre de cette série a été commis en janvier 2012. Les Etats-Unis ont nié toute implication et l'Etat hébreu n'a fait aucun commentaire. «Nous avons pris connaissance de l'information de presse et n'avons pas d'autre information ou réaction à ce stade», a déclaré dimanche un porte-parole du département d'Etat interrogé sur la mort d'Abadi. (ats)

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