Genève: Un vigile avait pointé son arme sur un client
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GenèveUn vigile avait pointé son arme sur un client

Les faits remontent à juin 2012. Faute d'accusation crédible et de témoins fiables, le prévenu a été acquitté lundi.

par
Julien Culet
Les faits se sont déroulés dans un grand commerce de Meyrin en 2012.

Les faits se sont déroulés dans un grand commerce de Meyrin en 2012.

Un plaignant absent et pas représenté, un témoin à la fiabilité douteuse: tout était réuni hier après-midi pour aboutir à l'acquittement d'un vigile de 49 ans, accusé d'avoir pointé son arme sur un client.

Ce 1er juin 2012, il est environ 17h30 quand un homme, excité, déboule à l'accueil d'un supermarché de Meyrin. Il est furieux d'avoir été dénoncé à la police pour un stationnement gênant. Le ton monte, il demande à l'agent de sécurité de sortir. Malgré les insultes, l'accusé dit avoir tenté d'expliquer les démarches pour faire une contestation: «Vous comprenez, je suis de nature à ne pas chercher le conflit.»

L'homme s'éloigne mais revient peu après en brandissant une petite batte en bois. Se sentant menacé, le vigile sort son arme. Là, les versions divergent. L'agent et un témoin disent qu'elle était pointée au sol. Selon un autre témoin, il visait le ventre. Ce dernier est la seule personne à avoir vu le vigile sortir son arme alors que l'autre homme n'avait rien dans les mains. Sa déposition est remise en cause, même par le plaignant. Après avoir posé son bâton, celui-ci a ensuite asséné par surprise deux claques à l'agent, qui n'a pas réagi.

Sans contradicteur, le Tribunal a tranché pour l'acquittement. Il y a bien eu des menaces mais, au vu de l'attaque imminente, la légitime défense est retenue. Au chômage depuis un an, c'est un homme soulagé qui sort de la salle. Avec un casier judiciaire, il lui aurait été impossible de retourner dans la sécurité: «Je me sens plus léger dans ma recherche d'emploi.»

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