Valais - Un voyeur a filmé des centaines de femmes dans les WC publics
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ValaisUn voyeur a filmé des centaines de femmes dans les WC publics

Un homme a installé des minicaméras dans des toilettes publiques pour piéger des femmes et surtout des adolescentes.

L’homme a sévi dans des toilettes publiques dans des gares

L’homme a sévi dans des toilettes publiques dans des gares

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Les faits sont d’une grande ampleur et graves. Durant six mois, au début de l’année 2020, un homme de 54 ans a planqué des caméras espions dans plusieurs toilettes publiques dans le Haut-Valais. Il a sévi dans les WC du téléphérique de Bettmeralp, dans un restaurant à Viège, dans des WC du Matterhorn Gotthard Bahn et des CFF ainsi que dans trois autres lieux d’aisances que la police n’a pas encore pu déterminer.

Selon l’ordonnance pénale du Ministère public du Haut-Valais, révélée par le «Walliser Bote», le quinquagénaire a consommé des années durant des films pornographiques à caractère zoophile et pédophile avant de commettre ses délits dans les toilettes publiques. Aux enquêteurs, il a déclaré qu’à un moment donné, ces vidéos ne l’émoustillaient plus et il a trouvé, avec des caméras dissimulées, un moyen de se surpasser sexuellement. Il a avoué avoir placé au moins 30 ou 40 fois les appareils espions dans des WC publics. Il cachait ces caméras à la hauteur des lavabos ou dans des détecteurs d’incendie.

Passé juridique

Aux enquêteurs, il a dit avoir ressenti des pulsions sexuelles avec des mineurs et des jeunes femmes. Selon l’ordonnance pénale, 379 films et photos de différentes femmes ont été saisis chez le voyeur.

L’homme a déjà été condamné pour délit routier. L’autorité pénale a tenu compte de cela dans son jugement. Le prévenu a été reconnu coupable de violations multiples dans les domaines privés et secrets avec des appareils d’enregistrement, de vol, de violation multiples de domicile et de pornographie. Il a écopé de 165 jours-amende à 80 francs, avec une période probatoire de deux ans. Il devra également s’acquitter d’une amende de 600 francs, de frais d’avocat de 950 francs ainsi que des frais de procédure pour un montant de 1500 francs. Tous les films et photos confisqués ont été détruits par la police. Le condamné n’ayant pas fait appel, le jugement est entré en force à la mi-février 2022.

(jbm)

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