Coronavirus – Une 3e dose «pas recommandée» pour l’instant par l’OFSP
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CoronavirusUne 3e dose «pas recommandée» pour l’instant par l’OFSP

L’OFSP constate une baisse de tous les indicateurs de la pandémie de Covid-19 en Suisse mais reste prudent avec l’arrivée de l’automne.

Virginie Masserey a indiqué que tous les indicateurs de la pandémie étaient à la baisse.

Virginie Masserey a indiqué que tous les indicateurs de la pandémie étaient à la baisse.

20min/Simon Glauser

«Tous les indicateurs sont à la baisse. L’incidence est analogue à celle des autres pays d’Europe à l’exception de la Grande-Bretagne», a constaté ce mercredi Virginie Masserey, cheffe de la section Contrôle de l’infection et programme de vaccination à l’OFSP, devant les médias à Berne. La responsable précise que les hospitalisations, les patients en soins intensifs et les décès sont aussi en diminution. «Les personnes hospitalisées sont en majorité jeunes et non vaccinées», a-t-elle précisé. La Suisse a enregistré un peu moins de 1500 cas et 39 hospitalisations en 24 heures.

L’OFSP reste toutefois prudent face à la possible évolution de la situation. Selon Virginie Masserey, la météo clémente de ces derniers jours a été favorable, mais, a-t-elle souligné, la Suisse n’est pas à l’abri d’une hausse rapide des hospitalisations, comme cela a été le cas durant l’automne de l’année dernière.

L’OFSP a insisté encore une fois sur l’importance de la vaccination. Selon Virginie Masserey, au rythme actuel (environ 140’000 injections par semaine), l’immunité collective ne sera pas atteinte avant l’hiver.

3e dose pas encore recommandée

La question d’une 3e dose de vaccin pour les personnes les plus vulnérables a été posée. Certains pays comme les Etats-Unis ont franchi le pas, la Suisse hésite encore. Pourquoi? «Les réflexions sont très ouvertes», répond Virginie Masserey, citant différentes études qui ne font pas encore consensus sur la question. «L’autorisation de Swissmedic est aussi attendue avant de prendre une décision», a souligné la responsable.

«Il faut savoir après combien de mois la protection diminue et à qui il faudrait proposer une 3e dose», a-t-elle poursuivi. «On ne voit pour l’instant aucune diminution de la protection. Il est plus important de donner une dose aux personnes non vaccinées que de proposer un rappel», conclut Virginie Masserey.

Arrivée de Johnson & Johnson

Plus tôt dans la journée, le Conseil fédéral a confirmé que la Suisse allait acheter des doses de vaccin anti-Covid Janssen (Johnson & Johnson), entre autres, pour convaincre ceux qui se méfient des sérums à ARN messager. «La Confédération achète 150’000 doses de vaccin à @JanssenGlobal. Le vaccin à vecteur viral sera livré cette semaine et distribué aux cantons la semaine prochaine. Il est destiné aux personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas être vaccinées avec un vaccin à ARNm», a tweeté le conseiller fédéral en charge de la Santé Alain Berset.

En offrant le choix d’un sérum qui se base sur une technologie totalement différente de celle des sérums de Moderna et de Pfizer-Biontech, disponibles en Suisse, les autorités espèrent convaincre de nouvelles personnes de se protéger contre le virus.

Présent lors de la conférence de presse mercredi après-midi à Berne, Christoph Berger, président de la Commission fédérale pour les vaccinations, a fait savoir que la Confédération continuait de privilégier les vaccins à ARN messager et que le sérum Janssen permettait aussi d’offrir une alternative aux personnes souffrant de fortes réactions allergiques aux vaccins Pfizer et Moderna.

(JBA)

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