Actualisé 31.08.2013 à 10:58

Trafic de bébés romsUne acheteuse «prête à tout pour avoir un gosse»

8000 euros et une BMW contre un bébé. C'est ce qu'aurait déboursé un couple de gens du voyage de France pour acheter un nouveau-né rom. Une acheteuse qui affirme être stérile témoigne.

Une jeune femme, mise en examen cette semaine et placée sous contrôle judiciaire pour avoir acheté un nourrisson à Marseille, a assuré être stérile. «Je ne peux avoir d'enfant, j'étais prête à tout pour avoir un gosse», a confirmé cette femme devant le palais de Justice de Marseille.

«C'est mon fils et je l'aime», a-t-elle dit à RTL. «Pendant un mois et demi, j'étais avec lui, je lui donnais son bain, je le lavais», a-t-elle ajouté tout en décrivant les circonstances de «l'achat» du bébé. «Ils me l'ont proposé et moi je n'avais pas d'enfant alors je l'ai acheté», explique la jeune femme.

Plusieurs membres de sa famille ont assuré: «Avec nous, il était heureux, il serait allé à l'école, et n'aurait pas fait la manche comme avec les Roumains».

«Une affaire exceptionnelle»

Christian Sivy, l'un des responsables de la police judiciaire de Marseille, a qualifié vendredi l'affaire «d'exceptionnelle», «car il y a peu de procédures de cette nature au plan national». Deux hommes ont été arrêtés en Corse dans cette affaire. Ils risquent une condamnation allant jusqu'à 10 ans de prison.

Au total, deux ventes ont été effectuées à Marseille et à Ajaccio à des membres de la communauté des gens du voyage qui ne pouvaient pas avoir d'enfants. Une troisième a échoué à Marseille, où une information judiciaire pour «traite d'être humains» a été ouverte le 1er août. Les prix de vente des enfants oscillaient autour de 10'000 euros.

Trafic présumé de bébés roms: enquête à... par 20Minutes (20 minutes/afp)

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