Actualisé 09.02.2019 à 08:32

États-UnisUne affaire de seins nus devant la Cour suprême?

La peine de trois Américaines, qui avaient exposé leur poitrine sur une plage du New Hamphsire en violation d'une règle locale, a été confirmée. Elles n'entendent pas s'arrêter là.

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mst
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Heidi Lilley pose en juin 2016 devant la plage de Laconia, où elle a été arrêtée par la police lors d'une séance de yoga «topless».

Heidi Lilley pose en juin 2016 devant la plage de Laconia, où elle a été arrêtée par la police lors d'une séance de yoga «topless».

Geoff Forester
Deux militantes du mouvement féministe «Free the nipple», qui lutte contre «l'hypersexualisation» des seins, avaient à leur tour bronzé seins nus sur une autre plage de la ville pour protester contre son arrestation. Elles avaient aussi été interpellées.

Deux militantes du mouvement féministe «Free the nipple», qui lutte contre «l'hypersexualisation» des seins, avaient à leur tour bronzé seins nus sur une autre plage de la ville pour protester contre son arrestation. Elles avaient aussi été interpellées.

Ioanna Raptis

Quelques jours après la finale du Super Bowl et le «Nipplegate» provoqué par la prestation, torse nu, du chanteur de Maroon 5, «l'hypersexualisation» des seins est une nouvelle fois sur le devant de la scène aux États-Unis.

La Cour suprême du New Hamphsire, dans le nord-est du pays, a confirmé vendredi la condamnation de trois Américaines qui avaient exposé leur poitrine nue sur une plage en violation d'une règle locale. Elles avaient écopé d'une amende de 100 dollars avec sursis.

Le 28 mai 2016, l'une d'entre elles avait fait du yoga, seins nus, sur une plage de Laconia. La police, alertée par des personnes gênées par sa tenue, l'avait arrêtée. Trois jours plus tard, deux militantes du mouvement féministe «Free the nipple», qui lutte contre «l'hypersexualisation» des seins, avaient à leur tour bronzé seins nus sur une autre plage de la ville pour protester contre son arrestation. Elles avaient à leur tour été interpellées.

«Pas interchangeables»

Jugées coupables et condamnées à une amende de 100 dollars avec sursis, elles avaient introduit des recours pour faire annuler leur condamnation, se disant victimes de discrimination en raison de leur sexe.

La cour suprême de l'État leur a donné tort. Pour la majorité des juges, la règle en vigueur à Laconia «reflète simplement le fait que les hommes et les femmes ne sont pas interchangeables au regard de la conception traditionnelle de la nudité».

Les condamnées envisagent de saisir la Cour suprême des Etats-Unis, a indiqué leur avocat. Si le temple du droit américain se saisissait du dossier, il pourrait clarifier une situation assez confuse aux États-Unis.

Seuls quelques États interdisent formellement aux femmes d'exposer leur poitrine, mais d'autres imposent des restrictions, notamment sur l'allaitement. Les recours sont fréquents et les décisions des juges varient. (mst/ats)

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