23.09.2020 à 16:03

GenèveUne aide pour le monde de la nuit

Le Canton et les milieux de la nuit ont signé un accord de soutien d’urgence pour les établissements fermés depuis le 31 juillet. Ceux-ci se sont engagés à ne pas licencier.

von
leo
Les annonces de fermeture et de prolongation de fermeture avaient été un choc pour les tenanciers.

Les annonces de fermeture et de prolongation de fermeture avaient été un choc pour les tenanciers.

Keystone

Les discothèques, dancings et cabarets genevois vont finalement être aidés. L’Etat et les représentants du monde de la nuit ont signé lundi un protocole d’accord pour réduire les conséquences financières de la fermeture des établissements nocturnes promulguée le 31 juillet et prolongée jusqu’au 16 novembre, au moins.

Selon cet accord, une partie des frais généraux de ces établissements seraient pris en charge, comme le loyer, les assurances liées à leur activité commerciale, leurs abonnements de télécommunication et les factures des Services industriels. L’aide de l’Etat concerne également les charges fixes de type cotisations sociales et LPP, contrats de location sur le matériel et les machines, frais fiduciaires et stocks périmés. L’accord prévoit en outre, pour toute la durée de la crise Covid, une «collaboration reposant sur la concertation» pour les décisions à venir. En contrepartie, les milieux de la nuit «s’engagent sur l’honneur à ne pas licencier leur personnel pour des motifs liés à la crise économique et sanitaire».

Deux millions maximum par mois

Plafonnée à deux millions par mois, soit entre 30'000 et 40'000 francs en moyenne pour chaque enseigne, ce soutien sera compensé grâce au montant non dépensé de la loi du 12 mai 2020 sur l’aide financière extraordinaire destinée à certains bailleurs commerciaux.

Le Conseil d’Etat rappelle que le secteur du monde de la nuit emploie directement près d’un millier de personnes (sans compter les emplois indirects) et que les perspectives de relance à long terme sont «très incertaines», tout comme une réouverture. Le Grand Conseil devra se prononcer sur un projet de loi les 1er et 2 octobre.

Soutien à la culture

De nouvelles indemnisations vont être accordées au secteur culturel pour pertes financières. D’un montant de près de 646’000 francs, elles bénéficieront à dix entreprises, actrices ou acteurs de la vie culturelle genevoise. Elles visent à couvrir les dommages liés à l’annulation, le report ou la réduction de manifestations durant la période du 28 février au 31 octobre. La Confédération contribue à hauteur égale à celle du canton.

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146 commentaires
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Didier

24.09.2020 à 14:06

Qu'on fait les patrons des bénéfices durant les vaches grasses? Tout dépenser? Et maintenant c'est la collectivité qui doit payer? Si je ne fait pas attention à mon budget, qui m'aidera à payer?

votezNON

24.09.2020 à 12:47

L'autre jour mon restaurant a augmenté ses prix. J'ai demandé pourquoi, ils m ont dit qu'ils avaient engagé du personnel habitant à Genève, dont ils ont du les payer plus. Alors soit on prend des employés à Genève, mais on les paie d'avantage que le frontalier. Sauf que après faut pas pleurer quand l'addition augmente. Ce sera ainsi pour tous les secteurs ou vous achetez, si le OUI passe le 27. Alors sauvez aussi votre porte-monnaie. Votez NON le 27 septembre.

restaurateurGE

24.09.2020 à 12:45

Plusieurs établissements ne peuvent payer plus de CHF 3000,- (plus pourboires) à leurs serveurs etc. Naturellement aucune habitant GE n'acceptera ce salaire. Sauf que si on oblige à augmenter les salaires, plusieurs établissements, restaurants de quartier etc devront tout simplement fermer. C'est ça que vous voulez ? alors allez-y votez oui le 27.