France: Une alerte à la bombe sème la confusion à l'Assemblée nationale
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FranceUne alerte à la bombe sème la confusion à l'Assemblée nationale

L'hémicycle a été évacué en fin d'après-midi après une alerte à la bombe, peu après une action de militants de Greenpeace venus exiger un engagement fort de la France à Copenhague.

L'hémicycle a été évacué puis fouillé par les forces de sécurité, ont constaté des journalistes de l'AFP. L'alerte a été donnée par téléphone au standard de l'Assemblée, peu après une action de militants de l'organisation écologiste Greenpeace lors d'un débat sur le sommet de Copenhague sur le climat.

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a annoncé le dépôt de deux plaintes contre l'association écologiste «pour tentative d'accrochage de banderoles sur le toit de l'Assemblée nationale» et concernant l'«intrusion» dans l'hémicycle.

Dizaine de militants

Alors que le ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo venait d'achever son discours, une bonne dizaine de militants, qui étaient assis parmi le public dans les tribunes, avaient retiré leurs vêtements pour exhiber des tee-shirts à l'effigie de Greenpeace et brandi des banderoles jaunes portant l'inscription «Aux actes, Monsieur le président».

Une militante avait réussi, dans le brouhaha général, à descendre depuis les tribunes du public, grâce à une corde, jusque dans l'hémicycle, avant d'être évacuée manu militari, tout comme les autres manifestants. Plus tôt dans la journée, des militants de l'organisation écologiste avaient brièvement investi le toit de l'Assemblée nationale.

«Copenhague n'a pas droit à l'échec. Aujourd'hui, rien n'est perdu. Toutes les options sont sur la table», a affirmé Greenpeace dans un communiqué.

Objectifs ambitieux

Greenpeace demande au président français Nicolas Sarkozy «d'afficher», lors du début de la conférence de Copenhague le 7 décembre, des objectifs ambitieux: «réduire les émissions françaises de 40% d'ici à 2020 et chiffrer à 4,2 milliards d'euros par an la contribution de la France au soutien des pays en développement».

«Le président ferait ainsi à la tribune de l'ONU un véritable coup d'éclat susceptible de le faire entrer dans l'Histoire», estime l'ONG. A Copenhague du 7 au 18 décembre, 192 pays tenteront de trouver un accord pour relayer les engagements du Protocole de Kyoto sur le climat, dont la première phase expire fin 2012.

(ats)

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