Actualisé 20.07.2020 à 23:59

IrakUne Allemande enlevée à Bagdad

Une Allemande travaillant pour un centre culturel à Bagdad a été enlevée alors qu’elle circulait à vélo lundi soir dans le centre de la capitale irakienne.

Vue aérienne de Bagdad.

Vue aérienne de Bagdad.

AFP

Une Allemande a été enlevée lundi soir sur la corniche du Tigre dans le centre de Bagdad, à quelques mètres de son centre, Tarkib, connu pour soutenir et exposer de jeunes artistes, a indiqué à l’AFP une source de sécurité.

«Hella Mewis a été enlevée par des hommes non-identifiés à bord de deux véhicules, dont un pick-up blanc utilisé par certaines forces de sécurité», alors qu’elle circulait à vélo sur l’avenue Abou Nouwas, qui longe le Tigre à Karrada, un quartier du centre de Bagdad, a précisé cette source. L’enlèvement s’est déroulé non loin d’un commissariat mais aucun policier n’est intervenu, a ajouté la source.

Le téléphone de Hella Mewis était déconnecté lundi en soirée et l’ambassade d’Allemagne n’a pas souhaité commenter l’information.

Depuis le début de l’année, deux journalistes français ont été retenus en otage plusieurs jours, ainsi que trois humanitaires, libérés après deux mois de captivité et qui avaient été enlevés avec un Irakien dans le même quartier de Karrada.

Assassinat

Depuis qu’a éclaté en octobre une révolte populaire inédite, des dizaines de militants ont été assassinés ou enlevés, pour des périodes plus ou moins brèves, alors que d’autres sont toujours portés disparus. Amnesty International a dénoncé «une campagne de terreur», faisant état de «harcèlement, d’intimidation, d’enlèvements et d’assassinats délibérés, attribués par l’ONU à des «milices». Les autorités assurent depuis lors ne pas pouvoir identifier les auteurs.

Récemment, l’assassinat devant son domicile à Bagdad du chercheur Hicham al-Hachémi a relancé les craintes de nouveaux assassinats politiques, dans un pays qui en était coutumier durant les années de guerre civile (2006-2009) mais où ils sont depuis devenus très rares.

Une amie de Hella Mewis a affirmé à l’AFP qu’elle était inquiète depuis cet assassinat car Hicham al-Hachémi était connu pour avoir pris fait et cause pour les manifestants d’octobre. «Je lui ai parlé la semaine dernière et parce qu’elle avait joué un rôle actif dans les manifestations, elle s’inquiétait après cet assassinat», a déclaré Dhikra Sarsam à l’AFP.

(AFP/NXP)

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