Elle craignait la fin du monde: Une Allemande voulait paralyser le CERN
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Elle craignait la fin du mondeUne Allemande voulait paralyser le CERN

Une Allemande qui craignait la fin du monde a échoué mardi en justice à paralyser les travaux du Centre européen de recherches nucléaires (CERN) de Genève.

La Cour constitutionnelle allemande, plus haute autorité judiciaire du pays, a estimé que la plaignante, une Allemande résidant à l'étranger, n'avait pas fourni d'«exposé concluant» pour démontrer en quoi ces expérimentations constituaient un tel danger, se contentant de faire part de sa «méfiance générale envers les lois de la physique».

«De l'avis général de la communauté scientifique, les travaux du CERN ne recèlent aucun danger potentiel», a souligné le tribunal de Karlsruhe (ouest) dans son jugement.

L'accélérateur de particules (LHC) du CERN, le plus puissant du monde, doit permettre aux chercheurs de percer les secrets des origines de l'univers en recréant les conditions qui ont immédiatement suivi le Big Bang.

Les scientifiques espèrent notamment élucider les mystères de la «matière noire» et de «l'énergie noire», qui constitueraient 96% de l'univers.

C'est justement l'éventuelle formation de «mini-trous noirs» qui fait craindre à la plaignante la destruction de la Terre, selon la Cour.

Le grand collisionneur de hadrons (LHC), qui a coûté 3,9 milliards d'euros, est enfoui à 100 mètres sous terre dans un tunnel de 27 km entre la France et la Suisse, dans la banlieue de Genève.

Les chercheurs du CERN ambitionnent de trouver la preuve de l'existence des particules éphémères comme le boson de Higgs, surnommé «la particule de Dieu», à l'origine de la notion de masse en physique théorique.

(afp)

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