Actualisé 14.03.2016 à 11:44

GenèveUne allocation pour en finir avec les stages non payés?

Le parti socialiste genevois veut que l'Etat soutienne les jeunes diplômés en assumant une partie du salaire de leur premier emploi fixe.

Selon Romain de Sainte Marie, trop de jeunes diplômés sont contraints de passer par l'Office cantonal de l'emploi (OCE) ou par l'Hospice général.

Selon Romain de Sainte Marie, trop de jeunes diplômés sont contraints de passer par l'Office cantonal de l'emploi (OCE) ou par l'Hospice général.

photo: Keystone

Des stages, encore des stages, toujours des stages. Pour les jeunes gens fraîchement diplômés qui sont prêts à se lancer dans le monde du travail, les premières opportunités prennent souvent la forme d'un stage temporaire, peu voire pas rémunéré. Conséquence: après avoir épuisé leur droit au chômage, certains sont obligés de faire appel à l'aide sociale.

Afin d'enrayer cette spirale, le député socialiste Romain de Sainte Marie demande à l'Etat de mettre en place une allocation premier emploi (APE), annonce la «Tribune de Genève». Elle permettrait de financer pendant trois ans une partie du salaire du jeune employé et d'encourager ainsi les entreprises à leur donner une chance sur le long terme. L'APE couvrirait 60% de la paie la première année, 40% la deuxième et 20% la dernière. Ces trois ans permettraient aux bénéficiaires de se construire l'expérience nécessaire pour lancer leur carrière.

L'élu PS a déposé un projet de loi au Grand Conseil allant dans ce sens. Il dit impossible de déterminer aujourd'hui le nombre de personnes qui seraient potentiellement concernées par l'APE et donc d'en chiffrer le coût. «Se concentrer sur le coût immédiat serait une erreur, dit Romain de Sainte Marie. A terme, ce sont bien des économies que réaliserait l'Etat en réinsérant de probables bénéficiaires de l'aide sociale.»

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