Actualisé 07.07.2014 à 21:38

Belfort (F)

Une ambiance du tonnerre aux Eurockéennes

Les feux de l'open air se sont éteints le lundi matin 7 juillet 2014. Les organisateurs dressent un bilan positif de cette 26e édition boueuse.

de
Julien Delafontaine/Fabien Eckert

Tout avait pourtant mal commencé. Le premier jour de l'événement, des trombes d'eau s'étaient abattues sur le site. Il y avait 34'000 festivaliers pour applaudir la star de cette 26e édition: Stromae. Résultat, le terrain s'est transformé en champ de boue. «C'est la pire des choses qui pouvait nous arriver. Cela complique tout pour la suite», expliquait un des organisateurs. La suite? De la pluie annoncée pour le samedi, qui n'est pas tombée, et un épisode orageux prévu pour dimanche. «Scruter le ciel à chaque instant est éprouvant», ajoute-t-il. La foudre a finalement épargné la presqu'île du Malsaucy. «On est soulagés. Au final, comme il n'a pas fait très froid, les gens garderont un bon souvenir de cette édition boueuse», conclut l'organisateur

Les Eurock' se sont jouées à guichets fermés: 102'000 personnes. Le bilan financier sera positif. De quoi voir l'avenir avec un jour supplémentaire? «Tout dépend des artistes sur le marché», glisse le programmateur.

VU AUX EUROCKÉENNES, BIENTÔT EN SUISSE

Franz Ferdinand (19 juillet 2014 au Gurten Festival): Prendre son mal en patience

Franz Ferdinand est une machine à tubes. Pourtant, avant de balancer ceux qui ont de la patate, les rockers Ecossais passent longuement en revue les plus calmes. Pour ceux qui n'ont pas décroché, les titres finaux n'en sont que plus savoureux avec des guitares rageuses, une batterie qui claque et Alexander Kapranos qui saute dans tous les sens en hurlant dans son micro.

Stromae (23 juillet 2014 à Paléo): Magistral comme au théâtre

Décidément, le Belge est à part dans le monde de la musique. Les spectateurs n'ont pas assisté à un simple concert à la rythmique electro soutenue. Ils ont été scotchés par une véritable pièce de théâtre. Stromae ne s'est pas contenté de dérouler ses tubes, il les a interprétés avec une force et une conviction rares. Comme sur les planches, les décors et les costumes de l'artiste changeaient. Il en a enfilé plusieurs différents pour coller aux images de ses clips. Brillant. Et à la fin de cette splendide représentation, l'artiste et sa troupe ont salué. Nous aussi. Et bien bas.

Bertrand Cantat (27 juillet 2014 à Paléo): Entre passé et présent

Le chanteur se produit actuellement avec Détroit. Mais le folk mélancolique qu'il compose avec Pascal Humbert ne prend guère sous les projecteurs. C'est avec du Noir Désir qu'il emballe la foule. D'ailleurs, c'est sur les morceaux réarrangés de son ex-groupe qu'il s'adresse le plus souvent à elle. Qu'on se le dise, l'artiste est toujours aussi étonnant à voir en live. Ecorché vif, presque possédé, il vit ses musiques avec des gestes et des attitudes qui donnent des frissons. A réserver, toutefois, aux nostalgiques des grandes années du rock français.

Shaka Ponk (6 septembre 2014 au Chant du Gros): Priorité absolue au visuel

Shaka Ponk maîtrise parfaitement l'art d'en mettre plein la vue. Son décor, des cubes blancs entourant un écran, impressionne. La qualité des vidéos est bluffante et offre un effet d'immersion génial. Et la musique? Le collectif français a bourriné du début à la fin sans même prendre une pause pour respirer

Les Eurockéennes de Belfort

Du 4 au 6 juillet 2014. Presqu'île du Malsaucy (F). Info: www.eurockeennes.fr

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!