Art Basel: Une Américaine paie 1300 francs par nuit pour dormir dans une vitrine

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Art BaselUne Américaine paie 1300 francs par nuit pour dormir dans une vitrine

Un magasin a proposé sa vitrine comme logement pendant Art Basel. Ce coup de pub est devenu sérieux: l’espace a trouvé preneur.

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tyv/aze
L’espace a été aménagé par les propriétaires.

L’espace a été aménagé par les propriétaires.

20 Minuten/Tanya Vögeli

Art Basel, la manifestation d’art contemporain, a commencé lundi. Tous les hôtels de la région affichent complet et les prix des nuitées ont presque retrouvé leur niveau d’avant la pandémie de coronavirus. Les gérants d’un magasin d’entrepôt dans le Petit-Bâle ont alors eu l’idée de proposer leur vitrine comme logement. Sur Airbnb, l’espace était disponible au prix de 3300 francs la nuit. Et surprise, la «chambre» a trouvé preneur.

«Tout cela n’était qu’un coup de marketing. A aucun moment, nous n’avons pensé que quelqu’un allait vraiment réserver ou venir», explique Gawin Steiner, membre de l’équipe, à «20 Minuten». Une Américaine s’est pourtant enregistrée mardi soir. «Elle a réservé pour trois nuits et nous avons encore un peu renégocié le prix. Maintenant, la nuit dans la vitrine ne coûte plus que 1300 francs», poursuit M. Steiner.

Depuis, l’équipe s’active à donner un aspect chic et moderne à la vitrine. Comme la «chambre» se trouve à côté d’un bureau d’architecture et de graphisme, «nous avons construit un échafaudage avec des lattes de toit et l’avons élevé en guise de mur», explique-t-il, avant d’ajouter que leur idée n’est pas de «donner une fausse impression, comme certaines vitrines à Amsterdam ou Hambourg». La plupart du mobilier et des plantes installées proviennent des ménages privés des propriétaires.

Une rue très fréquentée

Gawin Steiner est satisfait du résultat. «L’effort en valait vraiment la peine et, d’une certaine manière, ce projet nous a donné l’impression de faire partie d’Art Basel», avoue-t-il. Il se demande toutefois si l’Américaine tiendra vraiment trois nuits sur les lieux. «Je ne pourrais pas estimer si notre invitée dormira réellement trois nuits ici, car la rue est vraiment très fréquentée. Et le matin, les bureaux commencent à travailler à neuf heures et la circulation est vraiment dense».

Quand on lui demande si la vitrine sera à nouveau proposée sur Airbnb l’année prochaine, Gawin Steiner reste évasif. «Je ne pense pas que cela fonctionnerait pour l’année prochaine. Je n’imagine pas qu’on puisse bien y dormir», conclut-il.

Un visiteur chinois déjà intéressé

L’annonce sur Airbnb expliquait que le visiteur pourrait «non seulement voir les objets exposés à Art Basel, mais aussi être exposé lui-même en vitrine pendant la nuit». Il semblerait que l’idée ait plu à certaines personnes. Et ce prix de 3300 francs que les propriétaires avaient justifié par la fermeture du magasin pendant trois jours – «il faudrait donc que la location soit rentable» – ne semble pas être un frein. Un visiteur chinois avait en effet déjà indiqué sur Airbnb qu’il était intéressé.

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