Rapt de Boko Haram: Une amnistie proposée en échange des lycéennes
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Rapt de Boko HaramUne amnistie proposée en échange des lycéennes

Le président du Nigeria s'est dit prêt à libérer des membres de Boko Haram contre la libération des 200 jeunes femmes enlevées en 2014 par le groupe islamiste.

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Alors que les militaires nigérians ont affirmé que Boko Haram était vaincu, le chef de la secte islamiste est apparu dans une vidéo se disant déterminé à poursuivre le combat. (Mardi 6 février 2018)

Alors que les militaires nigérians ont affirmé que Boko Haram était vaincu, le chef de la secte islamiste est apparu dans une vidéo se disant déterminé à poursuivre le combat. (Mardi 6 février 2018)

AFP
La rébellion de Boko Haram, qui dure depuis huit ans, a provoqué la mort de quelque 20'000 personnes, le déplacement de 2,6 millions d'autres et une terrible crise humanitaire dans le nord-est du Nigeria. (Photo d'archives)

La rébellion de Boko Haram, qui dure depuis huit ans, a provoqué la mort de quelque 20'000 personnes, le déplacement de 2,6 millions d'autres et une terrible crise humanitaire dans le nord-est du Nigeria. (Photo d'archives)

AFP
Boko Haram a enlevé dimanche 37 femmes et tué 9 personnes dans un village situé au nord de Diffa (ici à l'image) dans le  sud-est du Niger. (Mardi 4 juillet 2017)

Boko Haram a enlevé dimanche 37 femmes et tué 9 personnes dans un village situé au nord de Diffa (ici à l'image) dans le sud-est du Niger. (Mardi 4 juillet 2017)

AFP

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, s'est dit prêt mercredi à amnistier des islamistes de Boko Haram emprisonnés en échange de la libération des quelque 200 lycéennes enlevées il y a près d'un an et demi à Chibok (nord-est).

«Si les responsables de Boko Haram acceptent de nous rendre les filles de Chibok, toutes ces filles, nous pourrions décider d'accorder l'amnistie» à leurs prisonniers, a-t-il dit lors d'un entretien avec l'AFP à Paris au dernier jour d'une visite en France. «Nous essayons de voir si nous pouvons négocier avec eux la libération des filles de Chibok. Mais nous sommes très prudents: à moins d'être sûr qu'elles sont en relativement bonne santé, nous n'allons libérer» personne, a-t-il ajouté. «Nous garderons nos prisonniers jusqu'à être certains du nombre de filles que nous pouvons récupérer», a encore assuré M. Buhari.

Les militants islamistes de Boko Haram avaient fait irruption le 14 avril 2014 au lycée de Chibok, dans l'Etat de Borno, berceau de leur mouvement, pour y enlever 276 adolescentes qui se préparaient à passer leurs examens. Cinquante-sept ont réussi à s'échapper mais le sort des 219 autres reste incertain.

Un mois après l'enlèvement, une vidéo en montrait plusieurs dizaines, vêtues de noir et récitant le Coran avec résignation. Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, s'enflammait alors pour annoncer qu'elles avaient été converties à l'islam et «mariées» à des militants du mouvement islamiste. Selon des défenseurs des droits de l'homme, elles sont en fait soumises au groupe et parfois vendues en esclavage à des militants, voire utilisées comme «bombes humaines» dans des attentats. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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