Genève: Une appli veut vous faire partager votre bicyclette
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GenèveUne appli veut vous faire partager votre bicyclette

Un projet en phase de test veut mutualiser la flotte de vélos existante. L'idée: échanger entre particulier.

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lfe/mpo
Match My Bike a constaté l'engouement des pendulaires pour le vélo.

Match My Bike a constaté l'engouement des pendulaires pour le vélo.

MMB

Que devient votre vélo quand vous l'abandonnez à la gare au profit du train qui vous emmène travailler? Pas grand chose, et c'est bien dommage selon le projet Match My Bike (MBB). Constatant l'engouement des pendulaires pour le vélo, la plateforme, soutenue par les CFF, propose de partager son vélo avec d'autres propriétaires de petites reines. En clair, le Genevois qui possède une bicyclette roule jusqu'à Cornavin, y gare son engin et emprunte, à Lausanne, le vélo d'un autre pour pédaler jusqu'au bureau. Le Lausannois fait pareil dans l'autre sens.

Échanger autour du vélo

Tout ça fonctionne avec une appli gratuite, qui géolocalise les vélos, et un cadenas connecté. La phase pilote démarre le 14 mai, pour trois mois, à Genève, Lausanne et Yverdon. «Nous invitions tous les cyclistes à participer. Le projet permet de créer une dynamique sociale en mutualisant la flotte de vélos existante, souligne Lucia Tinghi, de MBB. Il lutte aussi contre le vandalisme: un vélo qui roule a moins de chance d'être ciblé.» A terme, les membres de MBB souhaiteraient voir «des vélos gratuits partout en Suisse».

Se respecter entre particulier

Rolin Wavre, porte-parole de Pro-Vélo «salue tout effort encourageant la mobilité douce. Simplement, un tel échange entre particuliers demande respect et civilité dans la manière de conduire et de se conduire.» En effet, MBB ne prend pas en charge les dégâts éventuels. «Chaque nouveau vélo est examiné par notre équipe de mécaniciens, des acteurs locaux comme GenèveRoule ou reCYCLO. Ils s'assurent que le vélo est en état. Les petits ajustements comme resserrer les freins sont gratuits, mais une grosse réparation sera à la charge du propriétaire», explique Lucia Tinghi. Selon elle, le fait d'échanger entre particuliers incite spontanément au respect. «Vous avez dans les mains une bicyclette chargée d'histoire, qui appartient à quelqu'un. C'est tout à fait différent qu'un vélib qui n'a pas de propriétaire.»

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