Actualisé 06.07.2015 à 13:31

LausanneUne arme à air comprimé sème la panique à Vidy

A cause de la ressemblance entre un pistolet factice et une arme réelle lors d'une altercation, la police est intervenue massivement jeudi soir aux Prés-de-Vidy.

de
Mirko Martino
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A cause de la ressemblance entre un pistolet factice et une arme réelle lors d'une altercation, la police est intervenue massivement jeudi soir aux Prés-de-Vidy.

A cause de la ressemblance entre un pistolet factice et une arme réelle lors d'une altercation, la police est intervenue massivement jeudi soir aux Prés-de-Vidy.

Lecteur reporter
Une vingtaine dagents équipés de gilets pare-balles et de fusils dassaut sont intervenus.

Une vingtaine dagents équipés de gilets pare-balles et de fusils dassaut sont intervenus.

Lecteur reporter
Une vingtaine dagents équipés de gilets pare-balles et de fusils dassaut sont alors intervenus.

Une vingtaine dagents équipés de gilets pare-balles et de fusils dassaut sont alors intervenus.

Lecteur reporter

Une bagarre a éclaté entre deux individus jeudi soir, peu avant 22h, aux terrains de volley des Prés-de-Vidy. L'un d'eux a sorti un pistolet à air comprimé. La ressemblance de celui-ci avec une arme à feu a poussé des témoins à alerter la police. Une vingtaine d'agents équipés de gilets pare-balles et de fusils d'assaut sont alors intervenus. Ils sont repartis vers 2h30 du matin, après avoir retrouvé le pistolet et un fusil, lui aussi de type airsoft.

Deux personnes ont été interpellées. Elles ont été relâchées vendredi matin, après avoir été interrogées. La police a d'abord évoqué de possibles tensions entre les occupants d'un squat voisin, des Sud-Américains et des Roms. Mais la procureure chargée du dossier a ensuite démenti toute implication de ces derniers.

Pour l'heure, difficile de savoir ce qu'il s'est véritablement passé, car les versions des différentes personnes interrogées sur les lieux divergent passablement. Selon Jimmy, un Equatorien qui travaille comme peintre en Suisse depuis de nombreuses années, il y a eu parfois quelques accrochages avec certains Roms. «Mais la plupart du temps, c'est à cause de l'alcool», précise-t-il. Lui et presque une centaine de compatriotes ont pour habitude de se réunir en famille aux Prés-de-Vidy pour faire des grillades et jouer au volley. Non loin de là, quelques Roms ont leur campement.

Pas une bagarre entre communautés différentes

Un peu plus haut se trouve un squat. De ce côté-ci, on souligne qu'il s'agissait d'une altercation entre deux individus et pas d'une bagarre entre communautés différentes. «Nous avons été tenus en joue pendant plusieurs heures par la police, contraints de rester avec les mains derrière la nuque, raconte l'un d'entre eux. Parmi nous, il y a des étudiants et des gens qui travaillent.» Pas vraiment des terroristes. Et l'une de ses camarades rappelle que leur occupation des lieux est liée à une convention avec la ville: ils règlent les différentes factures d'eau et d'électricité.

Les Prés-de-Vidy, situés à proximité de la station d'épuration des eaux usées, accueillaient jadis des jardins publics. Dans le cadre du projet Métamorphose, un écoquartier devrait y voir le jour dans quelques années, normalement dès 2022. Celui-ci devrait comporter environ 1000 logements, ainsi que des activités publiques et privées. Pour l'heure, des fouilles archéologiques y sont menées.

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