Actualisé 14.10.2013 à 12:39

Iran

Une attaque contre une exécution fait 28 blessés

La famille d'un condamné à mort en Iran a lancé une attaque à la grenade contre sa prison pour tenter d'empêcher son exécution, faisant 28 blessés, ont rapporté lundi les médias locaux.

«Pendant l'exécution d'une peine capitale, les membres de la famille d'un condamné ont lancé une grenade sur la prison centrale d'Ilam», dans l'ouest du pays, a rapporté l'agence officielle Irna, citant le chef de la police provinciale, le colonel Ali Dolati. L'explosion de la grenade a blessé 28 personnes parmi la population et les policiers.

La police a immédiatement arrêté les assaillants: l'un tenait encore la goupille de la grenade et un autre avait en main une deuxième grenade qu'il n'a pas pu lancer, a précisé M. Dolati.

Selon Irna, l'homme qu'ils voulaient aider, condamné à mort pour meurtre, a finalement été pendu.

Grenades

En vertu de la charia (loi islamique) en vigueur en Iran, le meurtre, le viol, le vol à main armée, le trafic de drogue et l'adultère sont passibles de la peine capitale.

La famille d'une victime peut demander que la sentence soit appliquée, mais elle peut aussi accorder son pardon pour éviter l'exécution. Dans ce cas, le condamné doit payer le prix du sang (diyeh), évalué à 1,260 milliard de rials (40'000 dollars environ), et purger une peine de prison.

500 condamnations en 2012

L'ONU et des organisations internationales de protection des droits de l'Homme dénoncent régulièrement l'application de la peine de mort par l'Iran qui, avec la Chine, l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, procède au plus grand nombre d'exécutions dans le monde. Selon Human Rights Watch, plus de 500 condamnés ont été exécutés en 2012 en Iran.

Mais la République islamique estime que les exécutions sont essentielles pour le maintien de l'ordre et que la sentence n'est appliquée qu'après un processus judiciaire approfondi. (ats)

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