Actualisé 27.04.2020 à 21:46

France

Une auto fonce sur deux policiers à moto

Deux policiers ont été blessés après avoir été volontairement percutés par un automobiliste près de Paris lundi.

La police sur les lieux du drame, lundi 27 avril 2020.

La police sur les lieux du drame, lundi 27 avril 2020.

AFP

Un automobiliste a blessé deux motards de la police lundi en les percutant volontairement en marge d'un contrôle routier en banlieue parisienne, et a invoqué «la situation» en Palestine dans ses premières déclarations après son interpellation.

Dans sa voiture, les enquêteurs ont retrouvé un couteau et une «lettre expliquant son geste», a indiqué le parquet de Nanterre sans donner plus de précisions. Le parquet national antiterroriste (Pnat) était dans la soirée en phase «d'observation» pour déterminer s'il allait se saisir de l'enquête.

Les deux motards étaient à l'arrêt en train de contrôler un véhicule à Colombes, près de Paris, quand une «BMW noire» qui arrivait en sens inverse s'est déportée sur la gauche pour venir les percuter, a précisé le parquet.

Geste «volontaire»

L'un des motards a été grièvement blessé à la tête, l'autre aux jambes et au bassin, selon le parquet. Tous deux ont été hospitalisés mais leur pronostic vital n'est pas engagé. Aussitôt interpellé, le conducteur de la BMW, un Français de 29 ans habitant Colombes, a indiqué que son geste était «volontaire», selon des sources proches du dossier. L'une de ces sources a indiqué que l'interpellé avait indiqué «avoir percuté les policiers en représailles à la situation en Palestine».

Le suspect a été placé en garde à vue et était dans la soirée en cours d'audition. Il n'a pas d'antécédents judiciaires récents et était inconnu des services de renseignement. L'homme était seulement connu pour des «faits de droit commun anciens», a précisé une source au sein de son parquet. Il avait par ailleurs fait l'objet d'un rappel à la loi pour outrage à agent en 2014.

Cet incident intervient dans un contexte de récentes tensions avec la police dans le département, liées au confinement imposé pour freiner la pandémie de Covid-19, et alors que la France vit sous la menace constante d'attaques djihadistes depuis 2015. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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