Vaud: Une avocate tente de lancer une chaîne de télé
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VaudUne avocate tente de lancer une chaîne de télé

Chroniqueuse et présentatrice dans des médias régionaux, Leïla Delarive se consacre à présent à la création de son propre canal.

par
Frédéric Nejad Toulami
L'ancienne animatrice et productrice à La Télé voit plus grand. dr

L'ancienne animatrice et productrice à La Télé voit plus grand. dr

«Je me suis lancé un pari. Et ce n'est pas l'épouse d'un homme riche qui veut juste faire joujou. J'ai une motivation profonde et je désire vraiment faire quelque chose de différent!» Mariée au fortuné Patrick Delarive, actif dans l'immobilier et le conseil financier, Leïla craint les mauvaises langues sur son projet audiovisuel. Cette avocate vaudoise trentenaire aux origines iraniennes a l'ambition de lancer une chaîne privée romande, diffusée aussi sur internet.

Si Leïla Delarive refuse encore de dévoiler le nom de son projet, elle précise: «Cela tournera autour de la curiosité. Avec des valeurs féminines à revendiquer: je veux perpétuer et transmettre ces valeurs, quitte à passer pour une naïve ou pour une prétentieuse.»

Tout a débuté au printemps dernier. Alors qu'elle anime et produit une émission judiciaire sur La Télé, elle songe à un nouveau programme axé sur la réussite des femmes. Elle apprend alors que Max TV, une chaîne vaudoise diffusée à Yverdon et à Morges, est à vendre. «Ils en demandaient quelques centaines de milliers de francs, mais j'ai décliné l'offre. J'ai préféré monter un tout nouveau projet», explique Leïla Delarive, qui s'est adjoint les services de l'ancien responsable commercial de Canal+ en Suisse. Elle occupe déjà une halle à Préverenges qui abrite bureaux et futur studio. Quant au financement (lire encadré), il n'est pas encore bouclé.

Au printemps 2015?

Leïla Delarive souhaite démarrer en mars prochain sa télévision privée, dépourvue d'émissions en direct. Elle a chiffré à 1 million et demi le budget initial nécessaire et approché diverses personnes susceptibles de l'aider financièrement. Autre nerf de la guerre: la zone de diffusion. Elle aimerait couvrir les villes et les axes urbains romands, mais il faut pour cela convaincre les câblo-opérateurs qui se partagent le marché, dont Swisscom et Cablecom.

Canaux régionaux confrontés à de graves problèmes financiers

Une dizaine de chaînes locales et régionales existent tant bien que mal en Suisse romande. Certaines, totalement privées ou en partie en mains de collectivités publiques, touchent de l'argent grâce à la quote-part de la redevance TV. D'autres ne dépendent que de la pub et d'aides financières. Elles tentent de survivre, comme NRTV, la télé de Nyon. Elle vient de perdre les deux tiers du budget que lui attribuait jusqu'ici le téléréseau nyonnais, a rapporté lundi «La Côte».

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