Enquête de la justice française: Une banque genevoise soupçonnée d'activités clandestines
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Enquête de la justice françaiseUne banque genevoise soupçonnée d'activités clandestines

Un employé licencié par une banque genevoise l'accuse d'activités clandestines en France. Il a remis un dossier à la justice française qui a ouvert une enquête. La banque dément catégoriquement.

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tde

L'établissement genevois aurait engagé des vendeurs pour la France, sans bureau mais travaillant depuis des appartements loués à Paris. Ils étaient officiellement domiciliés en France voisine, avec des statuts de frontalier. Selon la Tribune de Genève, qui révèle l'information, les vendeurs avaient l'interdiction de donner leur adresse personnelle ou leur numéro de téléphone fixe aux clients. Leurs activités n'avaient pas été transmises au registre du commerce français et leurs rémunérations inconnues du fisc et de la protection sociale. L'établissement genevois est soupçonné notamment de travail dissimulé par dissimulation d'emploi salarié et de fraude fiscale.

350 employés à Genève

La banque concernée, qui emploie quelque 350 collaborateurs à Genève, dément catégoriquement et affirme avoir fait toutes les démarches nécessaires pour ses activités en France. Selon le quotidien genevois, des documents des autorités françaises prouveraient le contraire.

Si son tort est avéré, la banque risque de lourdes peines allant de l'interdiction de pratiquer en France à des années de prison pour fraude fiscale. Selon les chefs d'accusation, les amendes pourraient atteindre jusqu'à près de 400'000 euros.

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