Actualisé 13.09.2015 à 09:49

Onex (GE)

Une batterie à l'origine du feu? «C'est plausible»

Un incendie s'est déclaré samedi soir dans un appartement situé au rez-de-chaussée d'un immeuble. Vingt-deux personnes ont été évacuées.

de
Jérôme Faas
Les pompiers ont dû évacuer certains locataires habitant les étages avec la grande échelle. Ils étaient pris au piège par la fumée qui léchait la façade et envahissait la cage d'escalier.

Les pompiers ont dû évacuer certains locataires habitant les étages avec la grande échelle. Ils étaient pris au piège par la fumée qui léchait la façade et envahissait la cage d'escalier.

«Un feu au rez-de-chaussée d'un immeuble, pour nous, c'est le pire scénario, explique le lieutenant Frédéric Jaques. La cage d'escalier se transforme en véritable cheminée», et la fumée monte dans les étages, mettant en danger tous les habitants. C'est exactement ce qui s'est passé samedi soir au 21, rue du Comte-Géraud, à Onex. Le Service d'incendie et de secours a été alerté à 22h25. Arrivés sur place, les pompiers ont découvert un logement en flammes et surtout, un important dégagement de fumée.

«Le locataire, en fuyant son appartement, a laissé sa porte palière ouverte», détaille l'officier. Par conséquent, la fumée, en plus de lécher la façade du bâtiment, s'est engouffrée dans la fameuse cage d'escalier. Les sapeurs ont dû évacuer 22 personnes. Certaines ont pu être secourues depuis l'intérieur, d'autres ont été extraites de l'immeuble par l'extérieur, avec la grande échelle.

Salle de gymnastique réquisitionnée

«Cinq ambulances et le SMUR ont été réquisitionnés, indique Frédéric Jaques. Quatre personnes, intoxiquées par la fumée, ont été acheminées à l'hôpital pour des contrôles. En parallèle, la salle de gymnastique de l'école voisine a été ouverte afin de faire patienter les habitants évacués.» Tous ont pu réintégrer leurs logements, à l'exception du locataire du rez-de-chaussée, dont l'appartement a été entièrement détruit.

Les batteries au lithium, un souci

Selon ses déclarations, une batterie de vélo électrique serait à l'origine du sinistre. Le lieutenant Jaques n'est pas en mesure de le confirmer, une enquête de la police scientifique étant en cours. Il juge cependant la thèse «plus que plausible. Ce qui est certain, c'est que toutes les batteries de véhicule avec du lithium, de même que celles de téléphones portables, peuvent nous poser problème. Elles sont susceptibles de monter en température en cas de choc.»

Le 27 juin, un appartement de Lancy avait été ravagé par le feu. Une batterie de vélo aurait déjà été à l'origine du sinistre. Et en août, le patron de l'entreprise Sogetri rappelait le danger des nouvelles batteries de smartphones. «Si on tape fort dessus, une petite explosion avec une flamme d'un mètre peut survenir», expliquait-il.

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