Plainpalais (GE) - «Une boîte de nuit à ciel ouvert» sur la plaine
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Plainpalais (GE)«Une boîte de nuit à ciel ouvert» sur la plaine

Mille fêtards étaient réunis sur la place, samedi tard dans la nuit. La police a dû faire usage du spray au poivre pour permettre l’intervention d’une ambulance.

par
Leila Hussein

Pendant l’intervention des urgences, un individu s’en est pris à l’un des véhicules. Il a été interpellé par la police. pour dommage à la propriété.

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«Je rentrais d’une soirée chez des amis et j’ai vu une tonne de monde sur la plaine. C’était la grosse fiesta», raconte une habitante du quartier de Plainpalais. Dans la nuit de samedi à dimanche, pas moins de 1000 personnes faisaient la fête sur la place. «Il y avait de la musique. Les gens criaient, dansaient et chantaient. On aurait dit une boîte de nuit à ciel ouvert», rapporte la riveraine.

Du spray au poivre pour laisser passer l’ambulance

La soirée a été marquée par plusieurs incidents. «Vers 2h15 du matin, une ambulance a dû intervenir pour un individu inconscient au pied du DJ. Plusieurs patrouilles de police ont été mobilisées pour faciliter l’accès aux urgences», indique le porte-parole de la police, Alexandre Brahier. Les forces de l’ordre ont dû faire usage du spray au poivre, afin de disperser la foule. «Les badauds ne laissaient pas passer l’ambulance. Il a fallu intervenir.»

Dans le même temps, un individu s’en est pris à l’un des véhicules d’intervention. «Il a été interpellé pour dommage à la propriété», précise le chargé de communication. Les fêtards, eux, ont pu continuer de festoyer jusqu’à tard dans la nuit. «Face à un rassemblement de cette ampleur, il est difficile d’agir sans faire davantage de grabuge. Mais nous surveillons ces rassemblements de près», a expliqué Alexandre Brahier.

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Le ras-le-bol du voisinage

«Comme les autorités ne font rien, c’est devenu le lieu de rendez-vous. C’est récurrent. Tous les week-ends, ils sont 200 ou 300, et parfois même en semaine», s’exaspère un couple dont l’appartement donne sur la plaine. «Ils viennent avec des enceintes, mettent la musique à fond jusqu’au petit matin. Il faut que ça s’arrête. C’est une question de santé pour nous.» Le couple tire la sonnette d’alarme sur le risque de dérapage, estimant que certains riverains pourraient en arriver à agir eux-mêmes. «Le voisinage est à bout. Il faut intervenir très rapidement pour changer ça, sinon ça risque de dégénérer.»

Excédé par le bruit, un autre voisin confie avoir appelé la police municipale, dimanche matin. Mais celle-ci lui a rétorqué ne pas pouvoir intervenir faute d’effectif.

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