Nigeria: Une bombe explose sur un marché fréquenté
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NigeriaUne bombe explose sur un marché fréquenté

Quatre personnes ont été tuées et une dizaine blessées dans un attentat à la bombe commis vendredi dans la nuit du Nouvel An dans une caserne d'Abuja, la capitale du Nigeria.

Une bombe a explosé vendredi soir au milieu d'une foule dans un marché situé à l'intérieur d'une caserne militaire d'Abuja, la capitale du Nigeria, ont déclaré l'armée et la protection civile.

On ignorait dans un premier temps le bilan de l'attentat, des médias affirmant seulement qu'il y avait des victimes.

«Il y a eu une explosion à l'intérieur du marché de Mammy. La bombe a sauté à l'endroit où les gens mangeaient et buvaient», a déclaré aux journalistes le responsable de la protection civile de la capitale Rabi Saidu.

«Il est déplorable que des individus aient posé une bombe là où les gens se détendaient», a regretté le chef d'état-major des armées, le général de l'armée de l'air, Oluseyi Petirin.

«Il s'agit du même type d'incident que nous avons eu à Jos», a-t-il ajouté, en référence à une série d'attentats à la bombe qui ont fait 80 morts, selon une agence gouvernementale, vendredi veille de Noël, dans cette ville du centre du pays où cohabitent chrétiens et musulmans et dans des représailles qui avaient suivi le dimanche.

«Personne ne peut donner de chiffres exacts mais nous sommes en train de secourir des gens», a ajouté le général Petirin.

Un correspondant de l'AFP a vu un camion de police recouvert d'une bâche sombre sortir de la caserne dont l'accès a été interdit.

Le Nigeria est régulièrmement le théatre de violences meutrières entre chrétiens et musulmans d'ethnies différentes, notamment dans le centre du pays, dont Jos est la métropole, à la frontière entre le Nord à majorité musulmane et le Sud à dominante chrétienne.

Un double attentat à la voiture piégée avait aussi fait 12 morts le 1er octobre dans la capitale lors des cérémonies de l'indépendance du Nigeria.

Le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend), principal mouvement armé de la zone pétrolifère du Nigeria, avait revendiqué l'attentat qui avait aussi fait 38 blessés graves non loin du lieu de la cérémonie marquant le cinquantenaire de l'indépendance.

Le président Goodluck Jonathan, présent, avait toutefois accusé «un groupuscule terroriste» et douté que les auteurs puissent être nigérians.

Le Mend affirme se battre au nom d'une plus juste répartition de l'énorme manne pétrolière, en faveur des populations du delta qui vivent dans la pauvreté. (afp)

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