Reine en Irlande: Une bombe pour accueillir Elizabeth II
Actualisé

Reine en IrlandeUne bombe pour accueillir Elizabeth II

Alors que la reine Elizabeth II doit se rendre mardi à Dublin, en Irlande, une bombe a été découverte lundi soir.

Un engin explosif «en état de fonctionnement» a été neutralisé dans la nuit de lundi à mardi dans un car près de Dublin, quelques heures avant le début d'une visite historique de la reine Elizabeth II sur l'île, a indiqué mardi matin à l'AFP la police irlandaise.

«Un engin explosif en état de fonctionnement a été retrouvé à bord d'un car hier matin à Maynooth», près de Dublin, a indiqué un porte-parole de la police irlandaise, précisant que l'alerte avait fait suite à un «appel anonyme».

L'engin a été neutralisé par l'armée, a-t-il précisé, ajoutant qu'un second appel avait été fait ce mardi matin mais qu'il s'agissait celui-là d'un «calunar».

Dans la soute à bagages

Maynooth se trouve dans le comté de Kildare, où la reine doit se rendre jeudi, pour visiter les haras nationaux. L'engin explosif se trouvait dans la soute à bagages du car où il a été découvert vers 23h00 (22h00 GMT) avant d'être neutralisé peu avant 02h00 locales (01h00 GMT) ce mardi.

L'annonce de cette découverte intervient quelques heures avant l'arrivée en Irlande de la reine Elizabeth II, pour une visite historique, la première d'un monarque britannique dans la République depuis son indépendance en 1922.

Le déplacement est accueilli favorablement par 81% des Irlandais, selon un récent sondage, mais des dissidents républicains oppposés au processus de paix en Ulster ont déclaré leur opposition, imposant la mise en place d'un dispositif de sécurité d'ampleur inédite sur l'île.

10'000 policiers et militaires mobilisés

Huit mille policiers et deux mille militaires ont été mobilisés pour le séjour de quatre jours de la reine.

Les dissidents républicains, isolés mais actifs, sont déjà à l'origine d'une vaste alerte à la bombe, lundi dans le centre de Londres, après avoir effectué un appel codé prévenant d'un engin explosif. Aucun détail n'a été donné par la police sur le lieu ou la nature de la menace.

Les dissidents sont également jugés responsables de la mort dans un attentat à la voiture piégée d'un policier catholique en Irlande du Nord, début avril. Lors d'un rassemblement en Ulster le même mois, ils ont averti que la reine n'était «pas la bienvenue», l'accusant d'être coupable de «crimes de guerre».

Les dissidents républicains restent opposés à l'autorité britannique sur l'Irlande du Nord malgré les accords de paix de 1998. Ils se sont scindés de l'IRA (Armée républicaine irlandaise, catholique séparatiste) qui a renoncé aux armes en 2005 et a rejoint le processus de paix.

La reine est là

La reine Elizabeth II est arrivée mardi après-midi en Irlande pour une visite historique, la première d'un souverain britannique depuis l'indépendance de l'Irlande en 1922. Son séjour a obligé Dublin à mettre en place un dispositif sécuritaire sans précédent.

L'avion de la souveraine britannique a atterri peu avant 13 heures suisses à l'aérodrome de Baldonnel, non loin de Dublin. La reine effectuera sur l'île une visite d'Etat de quatre jours.

Vêtue d'un manteau et chapeau verts, couleur de l'Irlande, la reine d'Angleterre a été accueillie par le vice-Premier ministre irlandais et chef de la diplomatie, Eamon Gilmore. La souveraine, qui a 85 ans, était accompagnée de son époux le prince Philip.

Après avoir reçu un bouquet de fleurs des mains d'une petite fille, le couple a pris le chemin de la présidence. Il sera reçu par la présidente irlandaise Mary McAleese. (ats/afp)

Ton opinion