Australie – Nouvelle-Zélande - Une bulle pour pouvoir voyager comme avant la pandémie
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Australie – Nouvelle-ZélandeUne bulle pour pouvoir voyager comme avant la pandémie


La Nouvelle-Zélande a approuvé mardi le principe d’une «bulle» avec l’Australie au sein de laquelle les ressortissants des deux pays pourraient voyager sans quarantaine. Elle devrait se concrétiser à la mi-avril.

La plage néo-zélandaise de Piha, au nord d’Auckland, est très prisée des surfeurs.

La plage néo-zélandaise de Piha, au nord d’Auckland, est très prisée des surfeurs.

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«Je peux confirmer que les voyages sans quarantaine débuteront dans moins de deux semaines, le 18 avril à 11h59», a annoncé mardi la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern. Son homologue australien, Scott Morrison, a répondu «beaucoup apprécier la décision prise aujourd’hui par le Gouvernement néo-zélandais. Nous leur souhaitons la bienvenue de nouveau, de la même façon que les Australiens seront accueillis par les Kiwis (ndlr: surnom donné aux habitants de Nouvelle-Zélande).»

Cette «bulle» devrait donc ouvrir un peu plus d’un an après que l’archipel du Pacifique Sud a fermé ses frontières en raison de la pandémie. L’Australie a de son côté en partie ouvert son territoire aux Néo-Zélandais il y a six mois, leur permettant de se rendre dans certains États sans avoir de quarantaine à observer.

Pays peu touchés par le Covid

La Nouvelle-Zélande, qui n’a enregistré que 26 décès liés au Covid-19, est l’un des pays qui ont été les plus efficaces face à la pandémie, profitant de son isolement géographique. Avec moins d’un millier de décès pour une population de 25 millions d’habitants, l’Australie a également été saluée pour sa gestion de l’épidémie.

L’économie néo-zélandaise a considérablement souffert de l’absence de tourisme étranger sur son sol depuis plus d’un an. Le secteur touristique local espère que la «bulle» permettra d’injecter jusqu’à un milliard de dollars néo-zélandais (plus de 660 millions de francs) dans l’économie nationale. Jacinda Ardern a exhorté les Australiens à profiter de cette opportunité, à l’approche de la saison des sports d’hiver en Nouvelle-Zélande. «Nous sommes un endroit sûr pour venir en famille», a-t-elle dit lors d’une conférence de presse.

Plusieurs pays d’Asie-Pacifique travaillent sur des projets similaires de «bulle». Taïwan et l’archipel des Palaos, dans le Pacifique, en ont inauguré une jeudi, avec là aussi l’espoir de soutenir leur industrie touristique durement éprouvée par la pandémie. Le président des Palaos, Surangel Whipps, a parlé d’un «rayon de soleil» montrant que le monde émerge progressivement de la pandémie. Quelques heures avant l’annonce de Mme Ardern, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a cependant indiqué qu’il n’autoriserait pas les voyages à l’étranger avant un mois au moins.

Un an de gestation

Air New Zealand a immédiatement annoncé qu’il allait augmenter son nombre de vols à destination de l’Australie de quatre par semaine actuellement à une vingtaine quand la bulle entrera en vigueur. Cependant, Virgin Australia, tout en jugeant que cette annonce allait dans la bonne direction, a indiqué qu’elle ne proposerait qu’une offre limitée de vols à destination de Queenstown, haut lieu du ski et des sports d’aventure dans le sud de l’Île du Sud. Voilà plus d’un an que les deux pays parlent de cette «bulle». Mais son lancement a été plusieurs fois reporté au gré de l’apparition de nouveaux foyers de contamination dans un pays ou l’autre.

Passeport vaccinal

L’accord annoncé par la Nouvelle-Zélande concerne tous les citoyens, qu’ils soient vaccinés ou non. La démarche est donc différente de celle inaugurée par différents pays, comme, par exemple, la Grèce et Israël, qui ont convenu que leurs citoyens vaccinés, munis d’un document le prouvant, peuvent voyager librement entre les deux pays.

(afp/reg)

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