Actualisé 19.01.2012 à 14:26

Centenaire de l'ASBUne campagne pour regagner la confiance

L'Association suisse des banquiers (ASB), qui fête ses 100 ans d'existence en 2012, lance une campagne d'image avec comme priorité de regagner la confiance mise à mal par la crise financière.

Patrick Odier, président de l'ASB.

Patrick Odier, président de l'ASB.

«La célébration d'un centenaire est l'opportunité idéale pour retrouver ses racines mais aussi pour forger l'avenir», a déclaré le président de l'ASB Patrick Odier jeudi devant la presse à Zurich.

L'association célèbre son centenaire dans un contexte délicat pour le secteur financier. Selon une récente étude du cabinet de conseil et d'audit Ernst & Young, les banques suisses envisagent l'avenir avec nettement moins d'optimisme qu'il y a un an, sous l'effet conjugué de la crise financière et des nouvelles réglementations.

Patrick Odier a rappelé succinctement la stratégie pour la place financière. Elle repose sur quatre piliers, la focalisation sur les avoirs fiscalisés, la régularisation du passé, la protection de la sphère privée et la croissance.

Attachement au secret bancaire

Dans ce cadre, le secret bancaire reste un élément clé dans la stratégie de l'ensemble des banques helvétiques, assure le Genevois, qui a pris la présidence de l'ASB en septembre 2009.

Et de souligner que les accords fiscaux signés avec l'Allemagne et le Royaume-Uni reprennent ces objectifs. «Ils associent à la probité fiscale le droit légitime à la protection de la sphère privée et, ce faisant, nous autorisent l'accès - primordial - aux marchés étrangers».

Afin de renforcer la croissance, l'ASB a identifié quatre secteurs d'activités qui offrent le meilleur potentiel: la banque privée dans les marchés émergents, le financement des entreprises à vocation internationale, un meilleur accompagnement des PME ainsi que le renforcement du positionnement de la Suisse comme pôle d'excellence dans la gestion institutionnelle (asset management).

Conférence internationale

Concernant le différend fiscal avec les Etats-Unis, Patrick Odier continue de plaider pour une solution globale, sans entrer davantage dans les détails.

L'ASB a prévu de multiples manifestations et actions pour fêter son centenaire, placé sous le signe du remerciement: album photo, un «Dankomat», qui permet à la population d'enregistrer une vidéo, ou encore une conférence internationale le 16 novembre à Zurich consacrée à divers sujets d'actualité en rapport avec la finance. Le montant total de l'opération se chiffre à deux millions de francs.

«La Suisse et les banques sont indéfectiblement liées par une histoire commune. Aussi nos remerciements ont-ils pour vocation d'exprimer notre profond attachement à notre pays», soutient Patrick Odier. Selon lui, l'histoire des banques helvétiques repose sur les vertus fondamentales de la Suisse, qui font également sa réputation à l'étranger.

A l'écoute de la population

L'ASB compte aujourd'hui près de 350 établissements membres et 17'700 membres individuels. Son secrétariat emploie 70 collaborateurs répartis dans ses bureaux de Bâle, Zurich et Berne.

L'Association suisse des banquiers a un rôle crucial à jouer en faveur de la place financière, estime Patrick Odier. Elle doit tout d'abord représenter les intérêts de l'ensemble du secteur bancaire, qui se distingue par sa diversité.

L'ASB a également pour mission de contribuer à l'amélioration des conditions-cadre ainsi que d'établir un dialogue avec la société sur ses attentes. Enfin, elle se doit d'anticiper les évolutions et les nouvelles tendances des marchés, conclut Patrick Odier.

(ats)

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