Elections en Islande: «Une chance pour la Suisse d'adhérer à l'UE»
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Elections en Islande«Une chance pour la Suisse d'adhérer à l'UE»

Le Nouveau Mouvement européen de Suisse (Nomes) n'a pas attendu que les sociaux-démocrates islandais gagnent les élections pour saisir l'occasion d'y voir pour la Suisse une chance d'adhérer à l'Union européenne.

Il ne fait pas de doute que la gauche islandaise ne tarde pas à demander l'adhésion à l'UE de son pays, ruiné par la crise économique. La Suisse se retrouverait ainsi isolée dans l'Association économique de libre-échange (AELE) où ne demeureraient, après le départ de l'Islande, que la Norvège et le Liechtenstein.

L'AELE s'en retrouverait réduite à une organisation croupion, écrit le Nomes samedi dans un communiqué. Il appelle dès lors le Conseil fédéral à tirer la leçon du scenario catastrophe islandais: une adhésion à genoux lorsque tout est perdu, car les petits pays sont trop faibles pour faire face seuls à la crise économique et financière.

Lyrique

«L'Islande deviendrait le septième Etat à quitter la barque de l'AELE pour monter à bord du paquebot de l'UE. Au milieu de la tempête qui secoue les économies mondiales, l'UE représente un havre de stabilité. Elle possède une masse critique suffisante pour surmonter les écueils internes et externes», constate la présidente du Nomes, la conseillère nationale Christa Markwalder Bär (PLR/BE).

«A bord de notre beau voilier, nous aurions tort de nous croire à l'abri des vagues. Tirons les leçons de l'expérience islandaise et mettons-nous dans le sillage protecteur du navire européen. Mais n'attendons pas de sombrer corps et biens avant de demander une bouée de sauvetage», met en garde la Bernoise.

Éviter la reddition

Certes la Suisse n'est pas l'Islande et dispose de nombreux avantages. Mais les mécanismes européens produisent les mêmes effets destructeurs sur ceux qui s'obstinent à faire cavalier seul, écrit le Nomes. Si la Suisse veut éviter que l'adhésion ne devienne une reddition, elle doit méditer sans tarder la leçon irlandaise.

Le mouvement pro-européen invite donc Berne à une collaboration étroite avec la Norvège en vue d'une intégration à l'UE dans les meilleures conditions. Même si leurs intérêts sont différents, ces deux pays ont tout intérêt à coordonner leur stratégie européenne, à l'instar des Etats de l'AELE ayant adhérer à l'UE en 1995, précise le Nomes.

(ats)

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