Armes nucléaires: Une collaboration entre Pyongyang et Téhéran?
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Armes nucléairesUne collaboration entre Pyongyang et Téhéran?

L'opposition iranienne en exil a accusé jeudi l'Iran d'entretenir une «vaste collaboration» avec la Corée du Nord dans le domaine de l'armement nucléaire.

Selon l'opposition iranienne, la République islamique, dirigée par Hassan Rohani, n'a pas renoncé à son programme nucléaire. (photo: AFP)

Selon l'opposition iranienne, la République islamique, dirigée par Hassan Rohani, n'a pas renoncé à son programme nucléaire. (photo: AFP)

«Le régime iranien continue de collaborer avec la Corée du Nord sur les ogives nucléaires et les missiles balistiques», assure le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) dans un rapport s'appuyant sur «diverses sources au sein du régime iranien». Selon ce rapport, une délégation d'experts nucléaires nord-coréens a séjourné une semaine à Téhéran fin avril, dans un site de la capitale appartenant au ministère de la Défense.

Il s'agissait de «la troisième délégation nucléaire et balistique nord-coréenne à visiter l'Iran en 2015», affirme l'opposition, selon qui Téhéran envoie aussi régulièrement ses experts nucléaires à Pyongyang. Mohsen Fakhrizadeh, «personnage clé du volet militaire du programme nucléaire iranien», était présent en Corée du nord le 12 avril 2013, lors du troisième test nucléaire mené par ce régime, selon l'opposition en exil, qui dit avoir enquêté pendant deux ans. Ces échanges indiquent «clairement que le régime des mollahs n'a pas l'intention de renoncer à son ambition d'acquérir l'arme stratégique, qui reste au cœur de son programme nucléaire», écrit le CNRI.

Des négociations internationales sont en cours pour trouver un accord historique avant fin juin sur le programme nucléaire iranien, au cœur de vives tensions depuis le début des années 2000. La communauté internationale soupçonne l'Iran d'avoir cherché et de chercher encore à se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran a toujours nié. Le CNRI, basé en France, est une coalition politique de groupes d'opposants iraniens, dont les plus connus sont les Moudjahidine du peuple (MEK), une organisation considérée comme «terroriste» par l'UE jusqu'en 2008 et par les États-Unis jusqu'en 2012. (afp)

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