Tarifs des laboratoires: Une commission du national ouvre une enquête
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Tarifs des laboratoiresUne commission du national ouvre une enquête

Le scepticisme face à la baisse des tarifs des laboratoires médicaux prend de l'ampleur.

La commission de gestion du Conseil national veut vérifier si la mesure va réellement permettre une baisse des coûts.

La commission de gestion estime urgent de se pencher sur ce dossier. Elle prévoit de boucler son enquête avant le 1er juillet, date d'entrée en vigueur du nouveau modèle tarifaire. «Nous ne sommes pas convaincus que la mesure soit adaptée pour réduire les coûts de la santé», a indiqué à l'ATS lundi Christine Goll (PS/ZH), une de ses membres.

La commission redoute que les médecins généralistes, ne parvenant plus à couvrir leurs frais, ne soient plus en mesure de conserver leurs laboratoires. Ce qui provoquerait des coûts supplémentaires, les patients devant alors consulter deux fois. Pascal Couchepin promet de son côté des économies de 300 millions de francs.

Milieux concernés

La commission va également vérifier si les milieux concernés ont été consultés avant que la décision ne soit prise. «Des signes montrent que tel n'a pas été le cas», a dit Mme Goll.

Les assureurs ont indiqué n'être pour rien dans la décision de Pascal Couchepin. Ils soutiennent en revanche la mesure. Selon le président de santésuisse Claude Ruey, elle ne doit cependant pas pénaliser les médecins généralistes.

«M. Couchepin a prévu des compensations financières pour les médecins de proximité. Reste à savoir si cela va suffire. Le monitoring qui sera mis en place à l'entrée en vigueur des nouveaux tarifs permettra de le savoir», a indiqué Claude Ruey à l'ATS, revenant sur une interview parue dans plusieurs quotidiens romands lundi.

Boucs émissaires

Le conseiller national libéral-radical a également souligné qu'il faut distinguer les analyses onéreuses qui sont faites dans les laboratoires indépendants des analyses effectuées par les médecins de famille dans leur cabinet. «Celles-ci assurent une rapidité de diagnostic qui correspond aux intérêts des patients», a- t-il précisé.

Quant à l'origine de la hausse des coûts, «il faut arrêter de chercher des boucs émissaires», a insisté M. Ruey. Alors que les médecins ont annoncé une grève pour le 24 mars, il a une nouvelle fois appelé toutes les parties à sortir de «querelles stupides» et à se mettre autour d'une table. (ats)

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