Neuchâtel: Une commission enquêtera sur le «cas Hainard»
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NeuchâtelUne commission enquêtera sur le «cas Hainard»

Les actes reprochés au conseiller d'Etat neuchâtelois Frédéric Hainard vont être examinés par une commission d'enquête parlementaire (CEP).

Le conseiller d'Etat Frédéric Hainard face à une tempête médiatique.

Le conseiller d'Etat Frédéric Hainard face à une tempête médiatique.

Le Bureau du Grand Conseil a préparé un projet de décret instituant la CEP, qui sera soumis au parlement le 25 mai.

L'institution d'une CEP paraît la solution la plus appropriée, a déclaré mardi lors d'une conférence de presse la présidente du Grand Conseil Monika Maire-Hefti. Elle s'est exprimée à l'issue d'une réunion du Bureau du parlement consacrée à l'affaire Hainard. La décision a été adoptée à l'unanimité, a-t-elle ajouté.

La conférence de presse s'est déroulée en présence des huit membres du Bureau. La CEP sera composée de quatre membres issus respectivement du PS, du Parti libéral-radical (PLR), de l'UDC et du groupe POPVertsSol. Selon le projet de décret, elle devra rendre son rapport au Grand Conseil au plus tard le 31 octobre.

L'adoption du projet de décret par les députés le 25 mai ne fait pas de doute, compte tenu de l'unanimité affichée par les membres du Bureau. La CEP aura pour mission «d'enquêter sur les allégations rapportées par les médias» au sujet du conseiller d'Etat Frédéric Hainard.

Mandat de la CEP

Le projet de décret mentionne plusieurs points devant faire l'objet d'investigations, à commencer par l'intervention du conseiller d'Etat dans une dossier de tutelle. Il cite également les circonstances du recrutement d'une amie du conseiller d'Etat dans un service de l'administration.

L'enquête parlementaire portera par ailleurs sur les circonstances de la mise en demeure d'un citoyen sur la voie publique par Frédéric Hainard. Elle s'intéressera également au rôle d'intervenant prêté au conseiller d'Etat lors d'une opération de police visant une personne soupçonnée d'abus d'aide sociale.

Précision

Selon le décret, les membres de la CEP devront porter sans délai à la connaissance du Grand Conseil tout autre événement susceptible de faire l'objet d'une enquête. Le rapport final de la commission devra comporter «une appréciation des faits sous l'angle politique et opérationnel» et, le cas échéant, formuler des propositions.

Le Bureau du Grand Conseil s'est mis d'accord pour confier la présidence de la CEP au représentant du groupe POPVertsSol. Selon Monika Maire-Hefti, la nécessité de «clairement établir les faits» a motivé la décision des membres du Bureau en faveur de la création d'une CEP.

Contestation

De son côté, le conseiller d'Etat Frédéric Hainard, chef du Département cantonal de l'économie, conteste globalement les abus de pouvoir dont il a été accusé par la presse. Il a affirmé à ce sujet qu'il concevait sa fonction comme celle d'un homme de terrain soucieux de l'efficacité des services de l'administration. (ats)

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