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ValaisUne compagnie de danse aux pratiques douteuses se fait couper les vivres

Manipulations psychologiques, abus sexuels, employés non salariés: les dérives révélées samedi par «Le Nouvelliste» font froid dans le dos. Et, tant la ville de Sion que le Canton du Valais ont annoncé vouloir réétudier les subventions octroyées à la troupe.

La troupe a monté de nombreux spectacles, en Suisse et à l’étranger.

La troupe a monté de nombreux spectacles, en Suisse et à l’étranger.

Capture d’écran compagnieinterface.ch

Mis en cause pour des faits de harcèlement psychologique, d’abus sexuels et diverses autres dérives par une enquête fouillée du «Nouvelliste», publiée samedi, le fondateur de la compagnie de danse sédunoise Interface doit aussi faire face à une réaction rapide des autorités. Lundi, la Ville de Sion avait déjà indiqué avoir gelé les subventions octroyées à la troupe, tandis que le Canton disait vouloir étudier rapidement la situation, toujours selon le quotidien valaisan.

Il faut dire que les faits révélés, que le principal intéressé nie farouchement, font froid dans le dos. D’autant qu’ils auraient cours depuis vingt-cinq ans et que les victimes sont nombreuses. Manipulés, sous emprise psychologique, incités à donner tout leur temps, voire tout leur argent pour ceux qui en gagnaient à côté, les membres de la compagnie se retrouvaient pris au piège dans une structure qui pouvait s’apparenter à une secte. D’autant qu’ils ne touchaient pas de salaire pour les heures qu’ils consacraient à la compagnie. Mais aucune des victimes citées par «Le Nouvelliste» n’a porté plainte, préférant faire table rase du passé et oublier cet épisode de leur vie.

(jfz)

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