Ski alpin: Une confirmation est attendue pour Janka sur sa piste fétiche

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Ski alpinUne confirmation est attendue pour Janka sur sa piste fétiche

Carlo Janka aime la «Face de Bellevarde» de Val d'Isère. La Coupe du monde fait halte ce week-end dans la station savoyarde, où le monde aura les yeux braqués sur lui.

De quoi est encore capable le skieur grison?

Telle est la question qui agite le Cirque blanc, alors que la caravane fait halte de vendredi à dimanche à Val d'Isère (Fr), la station fétiche du phénomène grison.

Si Janka a tout raflé le week-end dernier à Beaver Creek (EU) avec trois victoires en autant de jours, c'est bien à Val d'Isère qu'il a commencé à faire parler de lui en Coupe du monde. La «Face de Bellevarde» a été le théâtre de quasiment toutes ses premières: 1er top 10 (8e en super-combiné, février 2008), 1re victoire (géant, décembre 2009) et 1res médailles aux Mondiaux (or en géant et bronze en descente, février 2009).

Tenir le choc

A l'aise sur la très pentue piste savoyarde, on peut se demander si Janka le sera aussi avec son nouveau statut de leader de la Coupe du monde. Jusqu'ici, tout le laisse à penser. Sur ses skis ou devant les médias, le Grison affiche une impassibilité qui ne peut pas être mieux résumée que par son surnom d'»Iceman». Pour un coureur de 23 ans et avec seulement 54 courses de Coupe du monde au compteur, tant de calme est bluffant. Reste à savoir s'il en sera toujours ainsi.

Sa capacité à tenir le choc physiquement soulève aussi des questions. Alignés dans toutes les disciplines (slalom excepté) et pas encore rodé à la gestion d'une saison complète, Janka devrait normalement fléchir à un moment ou un autre cet hiver. D'autant plus si on se rappelle qu'il avait vu sa préparation physique de cet été gâchée de mai à août par un virus. Conscients de ce problème, ses entraîneurs pensent à lui faire zapper quelques courses (par exemple à Val Gardena), histoire de ne pas le griller avant le grand rendez-vous des JO de Vancouver en février.

Comme à Beaver Creek, Janka peut égaler Hermann Maier, l'Autrichien étant le seul a avoir remporté trois courses de suite à Val d'Isère. Un «hat trick» que Maier avait réussi en deux éditions (une course en 1998, deux en 2000).

Moins de pression pour les Didier

Actuellement, le «buzz» Janka éclipse les performances de Didier Cuche et Didier Défago, pourtant eux aussi en verve. Ni le Neuchâtelois ni le Valaisan ne devraient toutefois regretter cet engouement: ce week-end, c'est leur jeune coéquipier qui sera le plus épié et qui devra répondre à la majorité des sollicitations médiatiques.

Les deux Romands ont débarqué à Val d'Isère avec des souvenirs bien différents. Lors des Mondiaux de février, Cuche avait glané l'or en super-G et l'argent en descente. De son côté, Défago était rentré bredouille. La descente s'était avérée particulièrement amère pour le Morginois, éliminé alors qu'il bénéficiait des meilleurs temps intermédiaires.

Val d'Isère (Fr). Coupe du monde messieurs. Vendredi 11 décembre: super-combiné (11h super-G et 14h slalom). Samedi: super-G (10h30). Dimanche: géant (10h15 et 13h15).

(ats)

Coup d'arrêt?

Le calendrier est cruel avec les skieuses suisses. Alors qu'elles commençaient gentiment à monter en puissance en vitesse, les voilà contraintes à un retour aux disciplines techniques ce week-end à Are (Su).

Dimanche dernier, les Suissesses avaient achevé leur triptyque de Lake Louise (Can) en se plaçant à trois dans le top 8 en super-G. Le premier podium de l'hiver n'était pas encore tombé, mais il se rapprochait. De ce point de vue, l'étape d'Are devrait marquer un coup d'arrêt avec un géant samedi et un slalom dimanche.

En ce début de saison, la 12e place de Fabienne Suter en géant à Sölden fait office de meilleur résultat dans les épreuves techniques. A cela s'ajoutent un 19e rang en slalom à Levi (Rabea Grand) et un 17e en slalom à Aspen (Aline Bonjour). Orphelines de Lara Gut, les Suissesses avaient même touché le fond en géant à Aspen, avec aucune qualifiée pour la deuxième manche.

Pour ne rien arranger, Sandra Gini, qui devait mener les troupes en slalom, s'est déchiré le ligament croisé du genou gauche début décembre.

Bref, contrairement à l'équipe de Suisse masculine, les attentes sont quasiment nulles ce week-end du côté des filles d'Hugues Ansermoz. Reste donc à espérer que cette absence de pression libère l'une ou l'autre. On pense par exemple à Fabienne Suter, qui a pris l'habitude de briller quand on l'attend le moins. En mars dernier, déjà à Are, la Schwytzoise avait terminé à la 5e place du géant, son meilleur résultat dans la discipline.

Are (Su). Coupe du monde dames. Samedi 12 décembre: géant (9h45/12h45). Dimanche: slalom (9h30/12h30).

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