Actualisé 08.08.2017 à 11:21

Jérusalem

Une dame sauve les chats d'horribles souffrances

En marge du conflit israélo-palestinien, une dame s'adonne à une activité d'un genre bien particulier: nourrir et soigner les chats qui rôdent dans la Vieille Ville.

1 / 8
Depuis 2009, Tova Saul a pris soin de plus de 600 femelles.

Depuis 2009, Tova Saul a pris soin de plus de 600 femelles.

AFP/Thomas Coex
Tova Saul dans la Vielle Ville de Jérusalem occupée, épicentre du conflit israélo-palestinien.

Tova Saul dans la Vielle Ville de Jérusalem occupée, épicentre du conflit israélo-palestinien.

AFP/Thomas Coex
La bénévole, juive orthodoxe, évite d'horribles souffrances aux chats.

La bénévole, juive orthodoxe, évite d'horribles souffrances aux chats.

AFP/Thomas Coex

Depuis une dizaine d'années que la ville a renoncé à empoisonner les chats errants (dont la population est en augmentation), des bénévoles comme Tova Saul, juive orthodoxe âgée d'une cinquantaine d'années, capturent et stérilisent les chats pour leur éviter la mort dans d'horribles souffrances. Selon la municipalité, Jérusalem compterait plus de 100'000 chats errants.

«Vous avez bon coeur»

Tova mène son activité dans la Vieille Ville de Jérusalem occupée qui est l'épicentre du conflit israélo-palestinien. Un endroit où nombre de juifs hésitent à se rendre. Pour autant, ses relations se déroulent bien avec les Palestiniens: «Un certain nombre de fois, ils (les Palestiniens) m'ont demandé: «Qu'est-ce que vous faites?» Je le leur explique. Alors, ils me regardent avec leurs grands yeux marron, et ils disent: «Ouah, merci, vous avez bon coeur.»

Depuis 2009, Tova affirme avoir attrapé et fait stériliser plus de 600 femelles. «620 chattes qui auraient fait des petits, à raison de trois ou quatre chatons deux ou trois fois par an», calcule-t-elle. La plupart d'entre eux seraient morts dans d'horribles souffrances.

Un travail loin d'être aisé

Dans cette région en conflit qu'est Jérusalem, le travail de Tova ne se déroule pas sans anicroches. Parfois, il arrive que le ton monte, comme ce fut le cas un jour où trois juifs ultra-orthodoxes ont refusé, à sa demande, de s'éloigner des pièges à chats et les ont fait fuir. «Les gens très religieux ont souvent peu d'expérience avec les animaux», estime Tova qui fut en retour traitée de «nazie» par l'un des trois hommes: «Hitler embrassait son chien et envoyait les gens au four crématoire.» Hors d'elle, Tova lancera une portion de houmous sur l'un de ses contradicteurs. La police embarquera tout le monde au poste et l'altercation se terminera sur des excuses de part et d'autre.

(20 minutes/afp)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!