Métaux rares: Une découverte pourrait ébranler les marchés

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Métaux raresUne découverte pourrait ébranler les marchés

Des chercheurs japonais affirment avoir détecté de gigantesques réserves de métaux utilisés dans la fabrication d'écrans tactiles. La Chine contrôle aujourd'hui 90% de ce marché en plein boom.

par
frb

Par plus de 3'000 mètres de fonds en plein Pacifique, des scientifiques nippons ont fait une découverte, l'an dernier, qui pourrait bouleverser le marché mondial des métaux rares, contrôlé quasiment en solo par la Chine. Lundi, Asuhiro Kato, de l'Université de Tokyo, a officiellement confirmé que son équipe avait identifié de gigantesques quantités de gadolinium, lutetium, terbium et dysprosium.

Des réserves 1'000 fois supérieures à celles connues aujourd'hui dans le monde

Ces métaux, qui font partie de la famille des «terres rares», sont des éléments clés de la production d'écrans plats et d'iPads, mais aussi de voitures hybrides et autres éoliennes, comme le révèle le site des «Echos». On comprend tout de suite l'enjeu économique de cette découverte.

Surtout quand on sait que les quantités trouvées dans les eaux internationales autour d'Hawaï, à l'est de Tahiti seraient 1'000 fois supérieures aux réserves actuellement recensées dans le monde. L'article de Yasuhiro Kato évoque un volume sous-marin proche des 100 milliards de tonnes, tandis qu'une étude américaine estimait que la Terre n'en abritait en surface que 110 millions.

Une exploitation «assez facile»

Aujourd'hui, c'est la Chine qui décide quelles quantités sont échangées et à quel prix, étant donné qu'elle contrôle 90% de ce marché. Le Japon, frappé d'un embargo sur ces substances par l'Empire du Milieu en septembre 2010, a décidé de revoir sa stratégie d'approvisionnement.

L'équipe de Yasuhiro Kato assure que l'exploitation de ces réserves sous-marines serait «assez facile» et qu'il suffit de rincer pendant quelques heures la boue remontée à la surface. Il ne se prononce en revanche pas sur la rentabilité d'un tel exercice. L'Autorité internationale des Fonds Marins doit donner son aval avant de lancer toute opération dans les eaux internationales.

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