Actualisé 20.12.2009 à 13:32

Conférence de Copenhague

Une défaite catastrophique selon la presse danoise

Le sommet de Copenhague a constitué «une défaite catastrophique pour ceux qui ont de bonnes intentions pour sauver la planète,» a écrit dimanche le quotidien danois «Berlingske Tidende».

Le journal conservateur a également égratigné le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

«Les dirigeants du monde n'étaient pas disposés, le moment venu, à conclure un accord, la volonté n'étant pas au rendez-vous, selon le journal.

«Le plus chagrinant a été de constater qu'il n'y avait aucune aide à chercher du côté de l'ONU». Son secrétaire général Ban Ki- moonétait «plus intéressé, lors de la conférence de presse finale, à raconter combien il a peu dormi et mangé (...), que de prendre le leadership», a-t-il poursuivi.

«La plus chaotique des conférences doit donner aux Nations unies des raisons pour un grand examen de conscience» selon l'éditorialiste. On s'en «souviendra» comme celle qui a montré combien la coopération internationale était déchirée.

Pour le quotidien «Politiken» (centre-gauche), «le fiasco est global, non local» et ce «n'est pas la faute de notre premier ministre (Lars Loekke Rasmussen) si le sommet du climat à Copenhague a été un fiasco».

Néanmoins Lars Loekke Rasmussen doit «prendre une part de responsabilité» de ce fiasco, car la question est de savoir «si ce n'était pas un erreur de faire de l'engagement des Etats-Unis un critère dominant de succès pour le Danemark», pays hôte de la conférence.

«N'aurait-il pas été mieux pour le Danemark de s'en tenir au rôle de dirigeant neutre de la réunion?» se demande «Politiken», qui conclut que «la réalité est que le monde n'est pas mûr à être gouverné en communauté».

«Et maintenant?»

«Que fait-on maintenant monde?» s'interroge à la une le plus grand quotidien danois «Jyllands-Posten», après «la déclaration de Copenhague qui ne freinera pas le réchauffement climatique de la planète». «Il sera maintenant difficile de réunir les dirigeants du monde pour tenter de nouvelle négociations climatiques» note ce journal.

La conférence sur le climat a révélé que «les grands acteurs de l'ancien ordre mondial doivent ouvrir les yeux à une nouvelle réalité: l'Europe avait «beaucoup de mal» à faire entendre sa voix, et la Chine a montré ses muscles» comme grande puissance mondiale.

Le sommet a été «une déprime pour l'UE mise sur la touche dans la lutte pour le pouvoir entre les Etats-Unis et la Chine», et dont beaucoup de leaders ont été pressés, contre leur volonté, à dire oui à un compromis non contraignant de Barack Obama avec la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud».

(ats)

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