Actualisé 01.05.2011 à 17:19

Libre circulationUne déferlante de Polonais en Suisse

Avec l'élargissement, de la libre circulation des personnes à la Pologne, l'immigration en provenance de ce pays pourrait atteindre 3000 personnes par an.

de
rga
En un premier temps, les travailleurs polonais travailleront avant tout dans l'agriculture. Ils pourraient assez rapidement rechercher de meilleurs salaires dans d'autres secteurs économiques.

En un premier temps, les travailleurs polonais travailleront avant tout dans l'agriculture. Ils pourraient assez rapidement rechercher de meilleurs salaires dans d'autres secteurs économiques.

Le ministère polonais du travail estime que le nombre de personnes cherchant à s'établir en Suisse pour y travailler pourrait augmenter de 15 à 20% à partir de l'introduction, le 1er mai 2011, de la libre circulation des personnes entre la Pologne et la Suisse. Ce pourcentage correspond à environ 3000 personnes.

Bien que l'UDC se soit opposée à l'élargissement de la libre circulation aux anciens pays de l'est, ce sont avant tout les paysans suisses qui pourraient, en un premier temps, profiter de l'arrivée de cette main d'œuvre étrangère. Selon Hansjörg Walter, président de l'Union suisse des paysans, cité dans «Der Sonntag», «avec l'introduction de la libre circulation des personnes, la paysannerie suisse va profiter de procédures beaucoup plus simples pour recruter de nouveaux collaborateurs venus de l'est». Cette simplification pourrait cependant produire d'autres effets. Selon Serge Gaillard du Seco (Secrétariat d'Etat à l'économie) «il n'est pas exclu que ces immigrés abandonnent les champs après quelques semaines seulement lorsqu'ils s'apercevront que d'autres secteurs économiques offrent des salaires plus alléchants».

Les syndicats sont sur le pied de guerre pour observer l'évolution de la situation sur le marché du travail avec l'arrivée de ces nouveaux travailleurs. Daniel Lampart, économiste à l'Union syndicale suisse, ne se fait pas beaucoup d'illusions: «Les salaires dans le secteur agricole vont souffrir de l'arrivée des travailleurs de l'Est. Cela ne fait aucun doute». Il dit craindre des salaires au rabais. Les longues heures de travail qui s'y pratiquent sont un des problèmes majeurs. Il est pratiquement impossible d'en contrôler la durée exacte, estime Lampart.

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