Turquie: Une dernière photo romantique et il la pousse dans le vide
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TurquieUne dernière photo romantique et il la pousse dans le vide

Un quadragénaire est accusé d’avoir supprimé sa femme enceinte de sept mois pour toucher son assurance. L’homme clame son innocence.

Le Turc assure que son épouse est tombée toute seule, mais le procureur a une autre version.

Le Turc assure que son épouse est tombée toute seule, mais le procureur a une autre version.

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À première vue, on croirait voir un couple heureux de prendre la pose dans un endroit paradisiaque. Mais derrière ce bonheur apparent se cachait une réalité bien plus sordide. Hakan Aysal, 40 ans, a été arrêté en novembre 2020 après la mort mystérieuse de sa femme Semra, survenue en juin 2018. La semaine dernière, un procureur turc a inculpé le quadragénaire de meurtre avec préméditation: Hakan Aysal est soupçonné d’avoir supprimé son épouse pour toucher son assurance.

Semra, 32 ans et enceinte de sept mois, est tombée d’une falaise haute de 300 mètres à la Vallée des papillons (province de Mugla). Elle aurait perdu l’équilibre alors que son mari la prenait en photo. Après une enquête de plus de deux ans, Hakan Aysal a été interpellé en novembre 2020. L’acte d’accusation stipule que le couple a passé trois heures sur un rocher et que le quadragénaire a délibérément poussé sa femme dans le vide quand plus personne n’était dans les parages.

«Hakan ne semblait pas triste»

«Conformément à son plan, l’accusé a souscrit une assurance accident personnelle au nom de son épouse, avec une garantie de 400’000 lires (51’000 francs), le seul bénéficiaire étant lui-même», explique le procureur. En raison de l’ouverture d’une enquête, le suspect n’avait cependant pas pu toucher cet argent. «Nous sommes allés à la morgue pour récupérer le corps, Hakan est resté dans la voiture. Ma famille et moi-même étions détruits, mais Hakan ne semblait pas triste», a témoigné Naim Yolcu, frère de la victime.

De son côté, l’accusé assure qu’il ignorait qu’il serait le seul héritier de Semra si elle venait à mourir. «Je n’ai pas beaucoup examiné la police. Le banquier s’est occupé de la paperasserie. Je l’ai juste apporté à ma femme pour qu’elle le signe. Je ne savais pas qu’il y avait un tel article», se défend le quadragénaire, qui affirme n’avoir rien à se reprocher: «Après avoir pris une photo, ma femme a mis le téléphone dans son sac. Plus tard, elle m’a demandé de lui donner le téléphone. Je me suis levé et je l’ai entendue crier derrière moi quand je me suis éloigné de quelques pas pour aller chercher le téléphone dans son sac. Quand j’ai fait demi-tour, elle n’était plus là. Je n’ai pas poussé ma femme.»

(joc)

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