Football - Copa America: Une dette historique que le Chili veut régler à domicile
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Football - Copa AmericaUne dette historique que le Chili veut régler à domicile

La sélection chilienne n'a qu'un rêve en forme de revanche, nourri par la ferveur de fans désireux de voir la «Roja» remporter enfin la Copa America, sur son sol, et de voir récompensée une génération de joueurs prodigieux.

L'équipe chilienne se dit confiante et détendue, à quelques jours de son entrée en lice dans le tournoi.

L'équipe chilienne se dit confiante et détendue, à quelques jours de son entrée en lice dans le tournoi.

Pays hôte du prestigieux tournoi continental, le Chili fera son entrée en lice jeudi face à l'Equateur. Avec une seule ambition, effacer cette tache à son CV : la «Roja» est l'une des trois équipes sud-américaines à n'avoir jamais remporté la Copa America (avec l'Equateur et le Venezuela), tout en ayant participé à quatre finales (1955, 1956, 1979 et 1987).

Vingt-quatre ans après, la Copa America se déroule à nouveau au Chili, jusqu'au 4 juillet. Cette fois, la sélection chilienne est déterminée à s'imposer à domicile, à l'aide de son entraîneur argentin, le méthodique Jorge Sampaoli, adepte comme son prédécesseur -et compatriote- Marcelo Bielsa d'un football élevé au rang de religion.

«Quand je perds, je meurs»

«Pour moi, gagner représente tout. Chaque fois que je perds, je meurs», déclarait Sampaoli dans une récente interview.

L'Argentin a adopté la même philosophie de jeu, porté vers l'avant, que Bielsa, figure culte au Chili où il avait considérablement amélioré les résultats de l'équipe nationale, donnant une vision différente et pugnace du football chilien.

Des stars dans le groupe

Et une génération dorée de joueurs, menée par Alexis Sanchez, le «niño maravilla», buteur d'Arsenal, arrivé à la Copa auréolé du titre en Coupe d'Angletrre, fait croire aux supporters qu'ils pourront s'emparer cette fois d'un trophée jusqu'ici insaisissable.

Parmi les joueurs retenus, se trouvent évidemment les stars chiliennes évoluant en Europe : Claudio Bravo, le gardien du FC Barcelone, et Arturo Vidal, le milieu offensif de la Juventus Turin.

Gary Medel (Inter/It), Jorge Valdivia (Palmeiras/Bré) et Mauricio Pinilla (Atalanta/It) seront également présents pour former le groupe de 23 joueurs prêts à relever le défi.

Confiance et tranquillité

Avec des séances d'entraînement privées et entourées de strictes mesures de sécurité, Sampaoli peaufine sa stratégie avec ses joueurs.

A quelques jours du coup d'envoi de la compétition, Sanchez s'est montré très confiant sur les chances de «la Roja». «Je crois que la sélection va gagner la Copa America, c'est le moment de réussir de grandes choses», a-t-il assuré lundi devant un contingent imposant de presse locale et internationale.

«Nous sommes tous très tranquilles, avec l'envie de gagner chez nous», a-t-il ajouté.

Dans l'espoir de voir la «Roja» remporter la Copa, les Chiliens se sont rués sur les billets des matches où elle doit jouer, vendus en quelques heures.

Retard rattrapé?

«J'ai acheté le billet dès que la vente a été ouverte sur Internet. Nous voulons que le Chili gagne une fois pour toutes, nous sommes tout un peuple à vouloir la Copa», a déclaré Juan Carlos Gonzalez, un supporter chilien.

«Les équipes du Chili ont seulement récemment commencé à se professionnaliser, des années après l'Argentine, l'Uruguay et le Brésil, pays qui ont les premiers adopté le style footballistique de l'Europe», a relevé le sociologue du sport, Andrés Parra. A cela s'ajoute, selon lui, une sorte de «peur de la réussite» qui paralyse les joueurs chiliens dans certaines circonstances, et qu'ils doivent surmonter avec un changement de mentalité.

Grosse ferveur

Santiago, la capitale, compte parmi les huit villes chiliennes qui accueillent la Copa America. Douze équipes sont engagées dans le tournoi, soit un total de 26 matches, devant quelque 750'000 supporters attendus, selon les organisateurs.

En attendant le coup d'envoi jeudi, tee-shirts rouges, ballons et souvenirs en tous genres ont fait leur apparition et se vendent comme des petits pains, tandis que les visages des joueurs chiliens ont envahi les campagnes de publicité, à la télévision et dans la rue. (afp)

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