Canton de Vaud: «Une diminution des moyens est ressentie dans plusieurs écoles»
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Canton de Vaud«Une diminution des moyens est ressentie dans plusieurs écoles»

La conseillère d’État Cesla Amarelle a dressé lundi un bilan de ses cinq ans passés à la tête de l’école vaudoise. Le point avec le président de la Société pédagogique vaudoise, Gregory Durand.

par
Lauren von Beust
L’éducation numérique dès la 1P fait partie des chantiers amorcés par Cesla Amarelle. Image d’illustration.

L’éducation numérique dès la 1P fait partie des chantiers amorcés par Cesla Amarelle. Image d’illustration.

Getty Images/Maskot

«Lors de la législature 2017-2022, le budget du DFJC a progressé, deux ans de suite, plus vite que celui de l’État. C’est inédit sur les vingt dernières années et révélateur des moyens consentis pour la formation», a déclaré lundi la conseillère d’État sortante Cesla Amarelle, à l’heure de dresser le bilan de l’évolution de l’école vaudoise.

Mais «les enseignants ne perçoivent pas cette augmentation. Au contraire, une diminution des moyens est ressentie dans plusieurs établissements», soulève le président de la Société pédagogique vaudoise (SPV), Gregory Durand. Il pointe un «décalage entre le discours politique et les mesures mises en place» à l’école obligatoire.

Département de la formation, de la jeunesse et de la culture

Des priorités à revoir

En cinq ans, quatre gros chantiers ont été mis sur les rails: l’éducation numérique dès la 1P, le renforcement de la Loi sur l’enseignement (LEO), la valorisation de la formation professionnelle et l’école à visée inclusive. «Malgré leur importance, tous n’étaient pas la priorité des enseignants. L’accompagnement des élèves reste la première», poursuit Gregory Durand, qui reproche au DFJC de ne pas avoir construit avec toutes les parties prenantes. «Plus on rajoute des priorités, moins il y en a. Et cela a certainement contribué à une perte de sens pour les enseignants», ajoute-t-il.

Quant aux 18,4 millions de francs investis pour la prise en charge des élèves à besoins particuliers, la SPV estime que les périodes d’enseignement spécialisé dans les classes ordinaires devraient encore être renforcées, toutefois sans que l’école ne prenne le rôle des institutions spécialisées. La présence d’éducateurs dans les établissements est également jugée trop faible, ne permettant qu’une intervention «sporadique» auprès de certains élèves violents.

Mais du bon, tout de même

Du mandat Amarelle, la SPV salue néanmoins la baisse des effectifs de classe, dont la moyenne est passée sous la barre des 19 élèves, ainsi que la diminution des notes pour un meilleur enseignement. La valorisation des branches artistiques a, elle aussi, mis tout le monde d’accord. Le successeur, Frédéric Borloz, prendra ses fonctions dès le 1er juillet.

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