Meyrin (GE) – Une école formera riders et danseurs hip-hop à la scène

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Meyrin (GE)Une école formera riders et danseurs hip-hop à la scène

Dès septembre, une académie privée permettra aux jeunes adeptes de sports urbains de se professionnaliser. Une première, selon son directeur. 

par
Maria Pineiro
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Régis Golay
Régis Golay
Régis Golay

Créer des ponts entre les sports urbains tels que bmx, skate, parkour ou hip-hop et les arts de la scène. C’est l’ambition affichée par la Urban move academy (UMA) qui ouvrira ses portes en septembre à Meyrin, dans la périphérie genevoise. Aux manettes, Nicolas Musin, un danseur classique, mais passionné de cultures urbaines. On lui doit notamment le spectacle ZUP, en 2017, dans le skatepark de Plainpalais qui avait permis à de jeunes riders du crû de s’illustrer en compagnie, déjà, de danseurs et d’acteurs. 

Projet de vie

«La plupart des programmateurs se nourrissent de plus en plus de cultures urbaines, a remarqué le futur directeur. Je veux profiter de cette vague pour leur proposer des professionnels formés et mûrs». L’UMA accueillera des élèves de 15 à 21 ans, «le moment où les jeunes prennent conscience que les sports urbains peuvent devenir un projet de vie». L’académie proposera trois cursus différents, dont un de deux années à plein temps destiné aux 18 à 22 ans. «Il s’agit d’une formation qualifiante, mais pas encore certifiante», a précisé Nicolas Musin. Les autres offres visent d’une part les adolescents de 15 à 17 ans, et d’autre part des jeunes en rupture. Pour le directeur, il s’agit-là d’une première: «Des cours et des écoles existent, mais ils sont monothématiques. L’UMA se veut transversale entre les disciplines.»

Amener de la transversalité

L’Urban move academy prendra ses quartiers à la Maison des compagnies, à Meyrin. Au programme, une partie pratique, grâce à des modules de parkour installés sur place et des rampes dans un lieu couvert qui seront disponibles non loin. Les élèves pourront y pratiquer bmx, skate, roller ou trott’. «Chacun a sa spécialité, a relevé Nicolas Musin. Nous voulons amener de la transversalité comme dans la rue, où ces disciplines se croisent. Aujourd’hui, l’offre de cours reste cloisonnée.» En dehors de ces heures physiques, les jeunes se verront dispenser des cours théoriques de création musicale et de vidéo, ainsi que de philosophie et de sociologie.

Créer des débouchés professionnels

«Nous voulons former des interprètes, des performeurs», a insisté le directeur, indiquant que l’académie avait déjà en projet une collaboration avec le Théâtre Am stram gram pour une création prévue en décembre. Nicolas Musin entend bien développer les relations de l’UMA avec des partenaires de la scène locale afin de permettre aux élèves de pratiquer et de rencontrer le public. «Mon travail, c’est de créer des débouchés professionnels pour ces jeunes et de mettre en place des projets passerelle.»

L’UMA compte accueillir 30 à 40 élèves dès la rentrée prochaine. Parmi eux, entre 12 et 15 intégreront le cursus à plein temps. Les frais d’écolage se montent à 6000 francs par année, avec la possibilité d’obtenir une bourse grâce à l’appui de la fondation privée Montes Alti. 

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