Lausanne: Une école professionnelle subit de nouveaux ennuis
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LausanneUne école professionnelle subit de nouveaux ennuis

Après avoir connu des crises puis un départ forcé à sa tête il y a 5 ans, l’Éracom perd de nouveau son directeur.

par
Frédéric Nejad Toulami
L’Éracom perd son directeur pour la 2e fois en six ans.
Nouvelle crise à traverser

L’Éracom perd son directeur pour la 2e fois en six ans.

«24 heures»/Odile Meylan

«Pacifier la situation». La Direction générale de l’enseignement postobligatoire vaudois (DGEP) décrivait ainsi en 2016 la mission à réussir au sein de l’École romande d’arts et communication (Éracom). Le directeur et son adjoint avaient été démissionnés après des années de tensions à l’interne et l’audit d’un ancien juge mandaté par le Conseil d’État.

Alors âgé de 34 ans, Adrien Jenni avait été nommé directeur à la rentrée d’août 2016, sur la proposition de la DGEP, au sein de laquelle il travaillait. Après des absences répétées pour des «raisons de santé» en 2019 et l’an passé, Adrien Jenni a envoyé au personnel de l’établissement un courriel mi-février pour annoncer qu’il ne reviendrait plus à l’Éracom. Il a d’ailleurs recommencé à travailler au sein de la DGEP courant février.

Mise au concours très bientôt

Chef de la DGEP depuis 2018, Lionel Éperon nous a confirmé cela et précisé que l’intérim était assumé depuis le début de l’année par le directeur d’une autre école professionnelle, l’EPSIC, en attendant une nouvelle nomination qui doit entrer en fonction pour la prochaine rentrée scolaire. La mise au concours serait imminente.

Certains avaient été surpris en 2016 qu’Adrien Jenni, en plus de manquer d'expérience, obtienne ce poste sans posséder de titre pédagogique; une condition pourtant inscrite dans la loi sur la formation professionnelle et rappelée dans l’audit de 2015. Le syndicat vaudois des maîtres et maîtresses de l’enseignement professionnel (SVMEP) s’en était publiquement étonné, en vain.

Une erreur de casting? No comment

S’agissait-il alors d’une erreur de casting? Lionel Éperon refuse de s’exprimer sur le processus de sélection d’il y a cinq ans ou sur le profil de M. Jenni, mais il précise qu’outre la nomination d’une directrice ou d’un directeur, il va falloir aussi «travailler sur le climat» à l’Éracom. De nouveau.

Une délégation d’enseignants menée par le SVMEP a été reçue par la DGEP le 26 mars. «Notre position quant à la gouvernance d’une école n’a pas changé: le prochain directeur (ou la directrice) devrait venir de l’enseignement professionnel et avoir les titres nécessaires» souligne un représentant du syndicat.

Un centre romand de formation professionnelle

Née de l’ancienne école romande de typographie, en 1942, devenue école romande d’arts graphiques en 1971, l’École romande d’arts et communication (Éracom) dépend de la Direction générale de l’enseignement postobligatoire vaudois. Avec environ 900 élèves ainsi que 196 enseignants et intervenants, elle est un centre de formation professionnelle des arts appliqués, visuels et de l’industrie graphique.

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