Transports publics: Une élue fribourgeoise veut un billet à 40 francs pour les familles
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Transports publicsUne élue fribourgeoise veut un billet à 40 francs pour les familles

Face à la hausse des prix de l’essence, la conseillère nationale socialiste Valérie Piller Carrard demande de mettre en place une offre en transports publics attractive pour les familles.

par
Christine Talos
Tamedia AG/Thomas Egli

Il faut une offre attractive en termes de transports publics pour inciter les familles à privilégier le train au lieu de la voiture. C’est ce qu’estime la conseillère nationale Valérie Piller Carrard (PS/FR), qui vient de déposer en ce sens une motion auprès du Conseil fédéral.

L’élue souligne que, depuis fin janvier 2022, les prix de l’essence et du diesel ne cessent d’augmenter en Suisse en raison de la reprise économique et de la guerre en Ukraine. Or le prix élevé des carburants plombe le budget des familles, relève-t-elle. Raison pour laquelle elle propose d’instaurer de nouvelles offres à leur intention. Elle suggère ainsi la création d’une carte journalière à 40 francs pour les familles.

Exemples en Allemagne et en Italie

«Cette mesure permettrait de soulager économiquement les familles, tout en les encourageant à utiliser des transports moins polluants», estime-t-elle. «En outre, la Suisse ne serait pas la première à offrir un coup de pouce du genre. En Allemagne, la Deutsche Bahn offre le transport gratuit aux enfants, jusqu’à 14 ans inclus, s’ils sont accompagnés d’un parent ou grand-parent. Jusqu’à quatre enfants peuvent voyager gratuitement par billet, cite-t-elle. Et en Italie les trains rapides Frecciarossa offrent la gratuité jusqu’à 15 ans, à condition d’être accompagné d’une personne majeure.»

Mardi, le Conseil fédéral avait refusé clairement la proposition d’un autre conseiller national socialiste qui voulait savoir si la Suisse comptait proposer un billet de train à 9 euros comme en Allemagne, et ce pour les mêmes raisons que sa collègue fribourgeoise. Dans sa réponse, le gouvernement avait estimé que les trains, déjà très fréquentés aujourd’hui, risquaient ainsi d’être bondés. Conséquence: la clientèle existante (par exemple les pendulaires) risquerait de se tourner vers la voiture, du moins pendant la phase de la promotion.

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