Onze francs le test – Une entreprise propose un abonnement aux tests de dépistage
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Onze francs le testUne entreprise propose un abonnement aux tests de dépistage

À Zurich et Saint-Gall, une entreprise propose, notamment aux non-vaccinés, un abonnement mensuel pour se faire tester. Le prix alléchant de cette offre ne convainc pas certains professionnels de la santé.

À l’heure où les tests Covid sont devenus payants, l’entreprise privée Dagobert sàrl, basée au Liechtenstein, propose une offre unique à Zurich et Saint-Gall. Pour 165 francs, les clients ont droit à 15 dépistages pendant un mois. Ce qui revient donc à pouvoir se faire tester une fois toutes les 48 heures, pour la modique somme de 11 francs par test, au lieu des 47 préconisés par la Confédération.

D’aussi bas tarifs inquiètent certains professionnels de la santé, qui craignent que la qualité des tests n’en pâtisse. Mardi, Linda Nartey, médecin cantonale bernoise, a abordé la problématique des tests à bas prix lors de la conférence de presse de l’OFSP. «Les contrôles effectués par les autorités de surveillance et les conseils du public ont mis en évidence les lacunes de certaines de ces offres», relève-t-elle.

Ainsi, elle préconise aux cantons de fermer les centres de dépistages qui proposent des tests de mauvaise qualité. Seuls les médecins, pharmaciens ou responsables de laboratoire devraient être en mesure de fournir un certificat Covid.

«Nous avons mis en place des contrôles ponctuels»

Dominik Stattler, directeur général du centre dessai Dagobert sàrl, assure que l’entreprise emploie de nombreux médecins pour éviter de péjorer la qualité des tests.

Les employés qui effectuent les frottis doivent initialement se soumettre à une certification interne, dispensée par des spécialistes de maladies infectieuses. «Nous avons également mis en place des vérifications ponctuelles, explique le directeur général. Un médecin de l’entreprise contrôle en permanence et à l’improviste les différentes stations de test».

Il l’assure, seuls les tests nasopharyngés y sont pratiqués, et non les tests nasaux classiques. Car l’efficacité de ces derniers est remise en question par l’OFSP, puisqu’ils ne s’enfoncent que dans la première partie de la narine.

Toutefois, Lorenz Schmid, gérant de la pharmacie Paradeplatz à Zurich, n’est pas convaincu par l’offre de l’entreprise. S’il ne remet pas en question l’utilité des contrôles internes, il estime néanmoins que ce n’est pas suffisant. Pour lui, des contrôles externes par sondage devraient être faits par les cantons. «Lorsqu’il s’agit de faire respecter des prestations médicales correctement effectuées, la supervision du canton est importante», estime le gérant.

(20 minuten/gmo/dbr)

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