20.07.2020 à 08:16

E-sportUne équipe romande en vue lors de l’e-Tour de France

Malgré le coronavirus, les organisateurs du Tour de France ont décidé de marquer le coup avec une compétition d’e-sport, à laquelle l’association lausannoise Fragbox a participé.

Les managers virtuels s’en sont donné à cœur joie lors de l’e-Tour de France.

Les managers virtuels s’en sont donné à cœur joie lors de l’e-Tour de France.

DR

Le Tour de France cycliste aurait dû se terminer ce dimanche 19 juillet sur les Champs-Elysées. Mais en raison du nouveau coronavirus, la Grande Boucle est finalement prévue du 29 août au 20 septembre. Les organisateurs du Tour n’ont toutefois pas voulu laisser les fans de vélo sur leur faim en ce mois de juillet et ont mis sur pied une compétition virtuelle sur le jeu «Pro Cycling Manager 2020», où des gamers se sont affrontés.

Très en vue dans l’univers de l’e-sport francophone, l’association lausannoise Fragbox s’est fait inviter à cette compétition pas comme les autres. Ses couleurs ont été portées par le gamer LukasPauly, qui a terminé à un honorable 8e rang final.

«Nous nous sommes fait un nom grâce à la compétition Underdogs sur «League of Legends», qui est bien suivie en France», explique Maëlann Masy, vice-président de Fragbox. «C’est ce qui nous a ensuite permis de nous faire inviter par les organisateurs de l’e-Tour de France. Nous avons tout de suite accepté, car nous n’avions rien à perdre et au contraire tout à gagner!»

L’association lausannoise bâtit ainsi sa réputation étape après étape. «Nous souhaitons faire bouger les choses dans l’e-sport à notre niveau, que ce soit en présentant des équipes dans les compétitions ou via l’événementiel», reprend Maëlann Masy. «Notre structure permet aussi de faciliter les liens entre les joueurs talentueux et les sponsors, en leur offrant notamment un cadre et de la visibilité. L’une de nos priorités est de fournir à nos gamers une structure et un encadrement sains.»

Plusieurs membres de Fragbox ont fait leurs armes chez E-corp, une équipe qui s’est fait un nom dans «League of Legends» en recrutant pour des tournois ponctuels des talents en devenir. Et quels talents! Des stars mondiales comme Caps (G2) ou Nisqy (Cloud9) ont ainsi porté les couleurs d’E-corp pour une courte période.

Le joueur français Hans Sama, qui brille actuellement chez Rogue, est également passé par E-corp. «Je me rappelle que son père était tout d’abord allergique à l’e-sport», illustre Maëlann Masy, qui était alors rédacteur chez E-corp. «Mais il a été séduit par le cadre et le sérieux de la structure à tel point qu’il s’est mis à suivre son fils dans toutes les compétitions! C’est cette façon de voir les choses que nous essayons aujourd’hui de reproduire chez Fragbox.»

Le but premier de l’association lausannoise est de servir de tremplin à de nouveaux talents, tout en accordant beaucoup d’importance à ce que ces jeunes continuent leur formation à côté. «Nous mettons de plus en plus souvent dans nos contrats une clause contre l’échec scolaire: un joueur doit donc autant réussir sa scolarité que sa carrière e-sportive. Cela rassure les parents tout en permettant que les gamers aient une formation quand ils arrêteront le gaming.»

Après l’e-Tour de France, Fragbox se verrait bien se lancer dans l’e-racing, une discipline de l’e-sport en plein essor vu qu’organisateurs et sponsors voient un grand potentiel dans ces simulations de courses. L’appétit vient en mangeant.

(mey)

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