Actualisé 23.10.2016 à 10:37

RechercheUne équipe suisse teste le vol en apesanteur

Une équipe de l'Université de Zurich a pris place pour la 2e fois dans un Airbus A310 en direction du nord de la Méditerranée.

L'Université de Zurich avait déjà effectué un premier vol parabolique en septembre 2015.

L'Université de Zurich avait déjà effectué un premier vol parabolique en septembre 2015.

photo: Keystone

Samedi matin, une équipe de l'Université de Zurich a pris place pour la deuxième fois dans un Airbus A310 en direction du nord de la Méditerranée. L'appareil s'est livré à des acrobaties afin de créer l'effet d'apesanteur.

L'Université de Zurich avait déjà effectué un premier vol parabolique en septembre 2015. L'objectif était de sonder les possibilités de mener des expériences en apesanteur. Samedi, un Airbus A310 ZERO-G a une nouvelle fois décollé de l'aéroport militaire de Dübendorf (ZH), écrivait vendredi l'Université de Zurich.

Au-dessus de la Méditerranée, l'appareil est monté plusieurs fois à la verticale avant de piquer. Durant 22 secondes, à l'apogée du vol, l'habitacle de l'appareil se trouve en état d'apesanteur.

Nombreux avantages

Les vols paraboliques offrent des avantages pour l'étude de l'apesanteur sur les processus biologiques et physiques, a indiqué à l'ats Olivier Ullrich, professeur en physique cellulaire de l'Université de Zurich. «Les temps d'apesanteur sont plus longs que dans les tours de chute libre», a-t-il ajouté. Par ailleurs, ils coûtent moins cher que des vols spatiaux.

Outre les 15 chercheurs, 25 particuliers ont pris place à bord de l'appareil, après s'être acquittés d'un billet de 8500 francs. Le prix est le même pour les chercheurs et les particuliers, a précisé le professeur Ullrich.

Forte demande

Au final, une sélection a été opérée parmi les nombreux projets de recherche soumis. C'est une commission d'experts du Swiss Space Office du Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI), qui soutient financièrement les vols paraboliques, qui s'en est chargé.

Les vols devraient se poursuivre à raison d'un à deux par an. «La demande de la part de chercheurs est manifeste», a encore indiqué le professeur Ullrich. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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