Actualisé 16.01.2015 à 16:53

Brésil

Une erreur humaine à l'origine du crash

L'accident d'avion qui a coûté en août la vie au candidat socialiste à la présidence, Eduardo Campos, résulte d'une série d'erreurs de pilotage, indique un rapport d'enquête dévoilé vendredi par la presse.

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16.01 L'accident d'avion qui a coûté en août la vie au candidat socialiste à la présidence, Eduardo Campos, résulte d'une série d'erreurs de pilotage, indique un rapport d'enquête dévoilé vendredi par la presse.

16.01 L'accident d'avion qui a coûté en août la vie au candidat socialiste à la présidence, Eduardo Campos, résulte d'une série d'erreurs de pilotage, indique un rapport d'enquête dévoilé vendredi par la presse.

Le jet privé s'est écrasé sur un gymnase.

Le jet privé s'est écrasé sur un gymnase.

AFP/Ricardo Nogueira
Selon la presse brésilienne, Eduardo Campos, candidat socialiste à la présidence brésilienne, est mort dans le crash.

Selon la presse brésilienne, Eduardo Campos, candidat socialiste à la présidence brésilienne, est mort dans le crash.

AFP/Ricardo Nogueira

Selon des extraits du rapport publiés par le quotidien O Estado de Sao Paulo, le commandant Marcos Martins n'était pas entraîné pour piloter ce type d'appareil, un Cessna 560 XL. Le crash du 13 août sur la ville de Santos (sud-est) avait fait sept morts. Le jour de l'accident, M. Martins a raté son atterrissage, entamé sans respecter les consignes en cas de mauvais temps, et a dû reprendre de l'altitude pour effectuer une nouvelle tentative.

A ce moment, le pilote aurait perdu ses repères spatiaux, ne sachant plus s'il montait, descendait ou volait normalement, et poussé les gaz à fond alors qu'il se dirigeait vers le sol à un angle de 70°. Les boites noires n'avaient pas été activées pour ce vol entre les villes de Rio de Janeiro et Santos, mais les enquêteurs n'ont trouvé aucune trace de défaillance technique sur l'épave.

Le mauvais temps et l'état de la piste ont constitué «des facteurs» aggravants, mais le pilote aurait péché par excès de confiance en ne suivant pas la route préconisée par les manuels pour atterrir. En outre, il avait posté quelques jours avant l'accident un message sur les réseaux sociaux indiquant qu'il était «très fatigué». Son copilote, Gerardo Barbosa, avait demandé à ne pas voler avec lui.

Eduardo Campos, 49 ans, avait perdu la vie deux mois avant le premier tour de l'élection présidentielle et s'était vu remplacé par sa colistière, l'écologiste et ancienne ministre de l'Environnement Marina Silva, qui après une percée dans les sondages avait terminé 3e du scrutin, remporté finalement par la sortante Dilma Rousseff. (afp)

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