Actualisé 22.11.2014 à 11:42

Allemagne

Une espionne russe libérée après un possible échange

Une Russe de 48 ans, condamnée en 2013 avec son époux en Allemagne dans une affaire d'espionnage, a été récemment remise en liberté avant la fin de sa peine. La presse évoque un éventuel échange d'agents.

L'espionne connue sous le faux nom de Heidrun Anschlag ( à droite) et son mari (centre) ont été condamnés à la prison ferme durant l'été 2013.

L'espionne connue sous le faux nom de Heidrun Anschlag ( à droite) et son mari (centre) ont été condamnés à la prison ferme durant l'été 2013.

L'espionne russe, connue sous le faux nom de Heidrun Anschlag (attentat, en Allemand), a été libérée il y a deux jours et a quitté l'Allemagne pour rejoindre la Russie, tandis que son mari, Andreas, 53 ans, est resté en détention, écrivent l'hebdomadaire «Focus» et l'agence de presse dpa.

Selon «Focus», la libération prématurée de la quadragénaire pourrait s'inscrire dans le cadre d'un échange d'agents entre la Russie et l'Allemagne. Mi-juillet 2013, peu après la condamnation du couple à des peines de prison ferme, le quotidien russe «Kommersant» avait rapporté que Moscou souhaitait les échanger contre au moins un agent purgeant sa peine en Russie pour avoir travaillé au profit de l'Occident.

Heidrun Anschlag avait été condamnée en juillet 2013 à 5 ans et demi de prison par un tribunal de Stuttgart. Son époux, Andreas, avait écopé de 6 ans et demi de prison. La juridiction les avait reconnus coupables d'espionnage pour le compte du KGB, les services de renseignements extérieurs de l'Union soviétique et de son successeur russe, le SVR.

Femme au foyer

Les deux espions s'étaient installés en Allemagne de l'Ouest en 1988, avant la chute du mur de Berlin. Dans la vie de tous les jours, Andreas menait des études d'ingénieur et travaillait pour l'industrie automobile, tandis que son épouse Heidrun était femme au foyer.

Le duo collectait des informations sur les stratégies militaires et politiques de l'Union européenne et de l'OTAN, obtenues notamment par le biais d'un contact au sein du Ministère néerlandais des affaires étrangères.

Les documents étaient déposés dans des boîtes aux lettres abandonnées, ou sous des arbres, et étaient récupérés par des employés du consulat général de Russie à Bonn, l'ancienne capitale d'Allemagne de l'Ouest.

Ils avaient été arrêtés en octobre 2011 après que la police allemande a surpris la femme en train d'écouter des messages cryptés sur un émetteur. Cette affaire d'espionnage avait été présentée en Allemagne comme la plus importante depuis la fin de la guerre froide. (ats)

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