Actualisé 16.09.2020 à 10:38

CyclismeUne étape «brutale» et cruciale sur le Tour de France

Mercredi, l’étape-reine de l’épreuve va emmener les coureurs en terre inconnue: le très difficile Col de la Loze.

de
Robin Carrel

L’heure de vérité est arrivée. Dans une Grande Boucle où beaucoup de coureurs sont pour une fois à un très haut niveau en même temps, l’arrivée sur les hauteurs de Méribel va peser lourd au décompte final. Les derniers kilomètres de la montée du Col de la Loze proposent des pourcentages énormes – avec de nombreux passages à plus de 20% dans les six derniers kilomètres –, la longueur de cette difficulté promet plus d’une heure d’effort et la température élevée pourrait réserver des mauvaises surprises à certains.

Les chiffres font froid dans le dos. Cette montée, sise en Savoie, entre Méribel et Courchevel, fait 21,5 kilomètres, 7,8% de moyenne, cumule un dénivelé total de 1674 mètres et se termine à 2304 mètres d’altitude. C’est donc ici que sera jugé le «Souvenir Henri Desgrange», qui récompense celui qui passe le premier sur le toit du Tour. Ce col est un ancien chemin montagnard bitumé juste pour le plaisir de torturer les cyclistes (et relier par la route les deux grandes stations savoyardes).

«Mercredi, c’est l’étape-reine, a jugé la veille Tadej Pogacar, deuxième du classement général. Le final sera brutal. Ce sera très, très dur pour tout le monde. Il y aura la Madeleine (ndlr: 17,1 km à 8,4%) et la Loze, deux ascensions difficiles. Pour ce dernier, les six derniers kilomètres sont violents. On pourra y grappiller quelques secondes, mais aussi perdre de nombreuses minutes si on n’a pas de bonnes jambes.»

Les favoris du Tour de France ont forcément reconnu ce monstre de Savoie, mais un repérage ne vaudra jamais le rythme de la course. «Oui, bien sûr, on y est passé deux semaines avant le Tour, quand on était en stage de préparation à Sestrières, a confirmé le coureur de l’UAE Emirates Team. On avait eu de la peine à arriver jusqu’en haut alors qu’on était à l’entraînement… En plus, on l’a fait beaucoup moins vite que ce qu’il va se passer mercredi.»

Les organisateurs de la Grande Boucle sont heureux de leur nouveau «bébé», qui n’a été franchi en course qu’à une seule reprise. Il s’agissait de la 8e étape du Tour de l’Avenir de 2019 – une épreuve réservée aux moins de 23 ans –, au terme d’un parcours étonnant: une course de côte de simplement 23,1 km. L’Australien Alexander Evans l’avait emporté en 1h05'39. Le premier Suisse, Joel Sutter, avait pris la 21e place à presque quatre minutes.

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