Lausanne: Une étudiante raconte ses cinq mois de prostitution
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LausanneUne étudiante raconte ses cinq mois de prostitution

La radio des étudiants de l'UNIL et de l'EPFL propose ce vendredi le témoignage inédit de Clémence, de 17h à 19h.

par
Frédéric Nejad

La prostitution demeure encore un sujet tabou. Celle, encore méconnue, qui touche de jeunes étudiantes est plus rare; pas facile de recueillir des confessions.

Une journaliste en herbe de la radio Fréquence Banane a obtenu le témoignage de Clémence*, 20 ans, inscrite à l'Université de Lausanne. Cette étudiante dit s'être prostituée durant cinq mois. Dans le besoin, elle avait répondu à l'annonce d'un salon genevois. Celui-ci lui proposait des clients avec qui elle couchait sur place.

«Je n'en ai pas du tout honte», prétend Clémence, même si elle préfère ne pas dévoiler au grand jour cette expérience sulfureuse. «Si on découvrait mon passé, je serais déconsidérée, et toutes les portes se fermeraient», confie-t-elle dans l'émission «Micropolis.»

En cinq mois, elle aurait encaissé plus de 10 000 fr., avec un tarif de 450 fr. de l'heure. «Mais les filles de l'Est cassent les prix.» Cela lui a notamment permis de payer son loyer, ses vacances. Aux yeux de la jeune fille, la prostitution est un business où les femmes peuvent se faire beaucoup d'argent, mais elle reconnaît avoir parfois ressenti de la fatigue et du dégoût.

Elle qui se destine plus tard à un métier dans la diplomatie dit vouloir casser un tabou au sujet du plus vieux métier du monde. «Quand t'as dû baisser le pantalon de quelqu'un, t'as plus aucun problème à demander des crédits à ton prof!»

(* prénom d'emprunt)

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