Algérie: Une ex-otage française: c'était «pile ou face»
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AlgérieUne ex-otage française: c'était «pile ou face»

Une infirmière française, rescapée de la prise d'otages en Algérie, a raconté lundi qu'elle a décidé de s'échapper du site gazier d'In Amenas pour ne pas «subir» un évènement et en mourir.

«J'ai dit: il ne faut pas qu'ils me trouvent parce que je suis une femme, et Française», a raconté à la radio française Europe 1 l'infirmière, Murielle, qui s'est cachée pendant la prise d'otages. «Avec ce qui se passe au Mali, ils vont m'assassiner immédiatement. Au mieux je me prends tout de suite une balle dans la tête. Au pire en tant que femme... je ne vous fais pas un dessin...»

«On était dans un petit coin, et on nous avait oubliés. On était deux expatriés à dire il faut partir , les deux autres pensaient qu'ils étaient plus en sécurité en étant cachés». «On entendait en permanence des tirs de kalachnikov, des explosions de roquettes ou grenades je ne saurais vous dire et l'alarme qui sonnait en permanence», précise l'infirmière.

Elle finit par convaincre les expatriés «qu'il fallait tenter la chance. C'est pile ou face. Il ne faut pas subir. Sinon on cède aux terroristes et même par un petit acte qui est presque un acte de révolte - vous essayez de m'attraper, vous ne m'aurez pas - c'est récupérer son identité», selon elle.

«Si jamais on tombe sur un terroriste, il ne faut pas qu'on vous voie»

«A un moment donné, il y a eu une annonce», les Algériens «m'ont traduit en disant qu'ils allaient faire sauter l'usine avec les otages dedans». Dès lors, la question de la fuite ne se pose plus et s'impose comme une évidence. L'infirmière se fond dans un groupe de 26 otages algériens.

«Ils ont été super chouettes. Ils nous ont dit: si jamais on tombe sur un terroriste, il ne faut pas qu'on vous voie. On va tous mettre nos vêtements professionnels, tous s'habiller pareil, tous mettre des bonnets.» Un Algérien a découpé le grillage qui délimitait la base et les otages ont marché libres au lever du soleil.

Trente-sept étrangers de huit nationalités et un Algérien ont été tués lors de l'attaque et les quatre jours de prise d'otages menés par un commando de 32 islamistes. (afp)

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